Hôtesse de l’air, Barbara Lafée est reliée au monde de l’invisible depuis son enfance.

En 2017, Eugénie, son arrière-grand-mère défunte, l’a met en garde depuis l’autre côté du voile, du risque du départ prochain de sa maman.

Dès lors, Barbara Lafée entreprend un long parcours initiatique, épaulée par ses guides bienveillants.

Elle témoigne aujourd’hui de la survivance de l’âme après la mort, avec douceur, émotion mais aussi avec beaucoup d’humour, dans le livre « Et pourtant maman n’était pas un ange ».

Rencontre

 

Barbara Lafée, pourquoi était-il important de relater votre expérience si intime et pourtant si universelle dans votre premier livre « Et pourtant maman n’était pas un ange » ?

Barbara Lafée :

Je partage ce thème universel : tout le monde perd un jour un être cher.

Après la mort de ma mère j’étais dans un état second. J’ai traversé des moments extrêmement difficiles. Après avoir relevé la tête, je me suis dit : il faut que je prenne cette expérience à bras le corps et que j’en fasse quelque chose d’utile.

Durant cette phase -ce cheminement initiatique en quelque sorte- je me suis posée ces questions simples : « As-tu aimé ? Qu’as-tu fait pour les autres ? ».

Là-haut, pour eux, c’était très clair. Oui, je pouvais faire quelque chose d’important pour les autres : témoigner que la vie continue après la « mort ».

Je recevais des signes, je me sentais de plus en plus poussée à écrire.

Ils insistaient. Etant donné que j’ai une grande confiance en mes guides, en celles et ceux qui m’accompagnent depuis le monde invisible, j’ai répondu : « ok, je vais le faire ! »

Je leur ai demandé de l’aide, un coup de main pour que ce livre prenne vie dans la fluidité.

J’ai été très aidée et très aimée durant ce travail d’écriture et d’introspection.

Ce livre, qui est très personnel, a pour vocation d’apporter du réconfort. On pleure, on rit avec moi et on retrouve l’espoir.

Il est un baume qui nettoie la plaie, qui va la soigner, et qui va faire, au final, que cette plaie soit belle.

 

Depuis votre enfance, vous entendez et vous voyez les esprits de l’Au-delà. Cette ouverture sur l’invisible a toujours été présente en vous, comme une amie bienveillante.

Barbara Lafée :

Petite, je voyais des formes, des présences. Je ressentais leur énergie. Je ne comprenais pas trop ce qu’il se passait.

Puis à la mort de mon grand-père en 1992, un grand-père que j’adorais, j’ai commencé à voir ces formes se matérialiser. Je voyais les défunts comme du papier-calque. Avec le temps, il y a eu de plus en plus de netteté.

Ma mère avait la même capacité. Mais elle n’en parlait pas.

Elle est née en 1939. C’était une autre époque et elle a eu tant d’épreuves à surmonter…Elle a mis cette faculté de côté.

Mais lorsque je lui parlais de ce qu’il m’arrivait, elle comprenait très bien. Elle m’a beaucoup rassurée sur ces phénomènes.

En grandissant, j’ai conclu un pacte avec l’invisible : je voulais bien voir et entendre, à condition que l’on respecte mon quotidien. De plus, je n’autorisais que la présence d’âmes bienveillantes auprès de moi.

Cette médiumnité, puisque c’est de cela dont il s’agit, ne m’a donc jamais malmenée ou perturbée.

Aujourd’hui, elle me permet de témoigner auprès du plus grand nombre : la survivance de l’âme est une réalité. Nos chers défunts sont souvent près de nous.

À chaque fois que les défunts se manifestent auprès de moi, je ne doute jamais. C’est difficile à expliquer mais leur énergie est telle que chaque contact est unique et rempli de véracité.

C’est pour cela que lorsque mon arrière-grand-mère, Eugénie, que je n’ai jamais connue de son vivant, est venue me voir en 2017 pour me dire que ma mère risquait de perdre la vie si elle ne changeait pas son alimentation, j’ai pris cet avertissement très au sérieux.

 

En effet, le récit de votre livre démarre avec les messages d’Eugénie, votre arrière-grand-mère. Elle vous a fait comprendre que les jours de votre maman étaient comptés. Vous avez alors emprunté un chemin initiatique, teinté de douleur mais aussi de lumière, de colère et de lâcher-prise…

Barbara Lafée :

Une fois le message transmis par Eugénie – « Si ta mère continue à manger comme ça, on va à la catastrophe », j’ai compris.

Il faut préciser que ma mère a eu de nombreux problèmes de santé avant cet avertissement : AVC en l’an 2000 puis cancer de la rate. Elle s’en est toujours sortie C’était une battante, une résistante. Alors lorsqu’Eugénie m’a parlée, j’ai intégré ce qui allait se produire.  

J’ai parlé de ce message à ma mère. Sans doute pensais-je qu’elle allait avoir un déclic.

Elle savait elle-même qu’elle était en partance.

Elle a décidé de ne plus prendre ses médicaments. Elle voulait partir car sa souffrance physique était trop forte. Sa vie l’avait épuisée.

Je ne pouvais qu’accepter son choix. La soutenir était une preuve de mon amour pour elle.

 

Malgré les difficultés et la douleur, vous avez pu être très présente auprès de votre maman durant cette phase de préparation au départ. Ce qui nous renvoie à l’importance de l’accompagnement de nos proches en fin de vie…

Barbara Lafée :

J’ai réussi à dépasser ma propre souffrance pour accompagner ma mère. Quand on aime une personne, et qu’elle va s’en aller, c’est indispensable d’être là. J’ai dépassé mes propres limites tant ma souffrance était aigue.

Au lieu de m’apitoyer sur mon sort, il m’est apparu une chose que nous oublions souvent : les personnes qui vont partir, qui vont quitter cette terre, ont un courage extraordinaire. Non pas car après leur mort, elles ne sont pas bien. Au contraire ! Elles sont « libérées et délivrées » comme nous le rappelle cette fameuse chanson que nous connaissons presque tous et qui peut nous taper sur le système ! (sourires).

Quel courage elles ont ! Elles acceptent leur souffrance physique -et dans le cas de ma maman, elle a énormément souffert-pour aller vers la mort.

Alors en effet, c’est très éprouvant de voir, jour après jour, nos êtres chers s’éteindre mais ces phases d’accompagnement nous permettent de mettre entre parenthèses notre propre douleur.

Seul compte l’amour qui s’exprime pleinement avant le grand départ.

 

Vous êtes medium mais vous avez, comme chacun d’entre nous, beaucoup souffert suite à la disparition de votre maman. Cette connexion avec l’Au-delà ne vous a pas protégée de la souffrance liée au deuil…

Barbara Lafée :

Je suis medium mais je suis un être humain avant tout et en effet, j’ai traversé toutes les phases du deuil avec une intensité terrible.

Pour résumer, je n’étais plus que l’ombre de moi-même.

Face à cette douleur insoutenable qui me prenait les entrailles, j’ai imaginé une porte de sortie. Je me suis dit : « à la fin de l’année, je rejoindrai ma mère dans l’Au-delà » en me déclenchant une sale maladie. Ce projet me permettait de tenir, jour après jour.

Pour mieux comprendre ma relation avec ma mère, il faut préciser que nous avions un lien fusionnel.

Elle m’a élevée seule. C’était mon pilier. J’étais sa fille mais souvent, lors de ces phases de maladie, je devenais sa mère. Je m’occupais d’elle.

Pour en revenir à cette année qui a suivi son décès, je suis tombée dans une spirale sombre, d’une intense souffrance.

J’ai reçu des signes de ma mère, je sentais sa présence et pourtant j’étais dans un état d’effondrement intérieur total.

Un livre, des rencontres et l’étincelle de vie rejaillit

Un jour, Laurence, l’une de mes collègues et amies, m’a conseillé le livre de Christophe Fauré : « Vivre le deuil au jour le jour ».

J’ai toujours aimé les livres. Ils étaient mon refuge, mon échappatoire quand j’étais petite. Alors je suis allée acheter cet ouvrage sans me poser de question.

Ce livre du Docteur Fauré a été un déclic : il existait une possibilité de survivre à ce cataclysme qu’est la perte d’un être cher. Chaque page me renvoyait à ce que je vivais, à ce que j’éprouvais au plus profond de mon être.

Constater que des tas de personnes vivaient la même chose, la même souffrance, m’a profondément rassurée.

En parallèle, maman me faisait des signes, elle se présentait à moi. Son énergie me portait même si mes larmes coulaient indéfiniment.

Mois après mois, j’avançais pas à pas.

Et puis un jour, j’ai rencontré Irène, une kinésiologue, qui m’a permis de revenir parmi les vivants. Cette femme extraordinaire a fait disparaître en moi tout désir de mourir. L’étincelle de vie a refait surface.

J’ai également rencontré Claudia, une énergéticienne formidable qui a littéralement remis mon âme dans mon corps.

De retour avec les vivants, j’ai enfin pu retrouver le sourire, prendre du plaisir à vivre et reconnaître les synchronicités qui ponctuaient mon quotidien.

Pour l’anecdote, depuis que mon livre est sorti, je vois le prénom de ma mère -Betty- (que je ne cite pas dans le livre afin que chaque lecteur puisse s’approprier cette histoire) partout dans les rues de Paris. 

Et pour cause, cet été est également sorti le livre « Betty » considéré comme « un roman inoubliable ». Lorsque je l’ai découvert, mon cœur s’est rempli de joie et de gratitude.

Aujourd’hui, j’ai la meilleure maman du monde !

De l’autre côté, elle est d’une bienveillance angélique.

Elle est présente uniquement quand j’en ai besoin. Elle est d’une douceur extraordinaire.

Mon témoignage est une déclaration d’amour à ma mère, mais aussi un message que je souhaite transmettre au plus grand nombre : l’Amour nous lie pour l’éternité et nous ne sommes pas seuls. Nos êtres chers sont présents près de nous, remplis d’amour et de bienveillance à notre égard.

Propos recueillis par Anne Bouquet, en exclusivité pour le JDBN

Le Livre :

« Et pourtant maman n’était pas un ange….Une hôtesse de l’air en contact avec l’Au-delà…. », Barbara Lafée, éditions Exergue.

A propos d’Anne Bouquet…

Journaliste en presse écrite et rédactrice web depuis de nombreuses années,  j’ai mené une vie professionnelle classique : salariée d’un quotidien régional, d’une revue économique, de différents hebdomadaires locaux…

Curieuse de nature, passionnée par la vie, j’ai par la suite mis mes passions au premier plan : ésotérisme, parapsychologie, techniques de bien-être, culture, littérature…

L’écriture est une énergie. À nous de la faire voyager, librement.

MA CONTRIBUTION AU JDBN:

« Partout dans le monde, derrière le langage courant- et souvent déprimant des médias- des femmes et des hommes font jaillir la lumière dans tous les secteurs de notre société.
Regardons- les, écoutons-les. 

Partageons le positif !

Le JDBN porte ces valeurs.

Je suis ravie d’accompagner ce site d’information unique en son genre, qui nous permet de prendre de la hauteur ».

Anne Bouquet.