Et si chaque jour, un simple mot poétique pouvait éclairer notre chemin intérieur ?
C’est l’idée lumineuse de Mathilde Fialaix, poétesse engagée, qui signe chez les Éditions Exergue un oracle pas comme les autres : Fleurs de l’âme, illustré par la talentueuse Elisa Escure.

Au Journal des Bonnes Nouvelles, nous avons eu le privilège de découvrir ce coffret et de poser à son autrice 20 questions inédites. Elle s’est confiée sans détour sur son état d’esprit, ses rituels, sa vision de la poésie et de la spiritualité aujourd’hui. Une interview exclusive que vous retrouverez à la fin de cet article.

Fleurs de l’âme – Oracle poésie de Mathilde Fialaix, illustré par Elisa Escure – Éditions Exergue 

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Un jeu qui fait éclore le cœur

À première vue, ce coffret séduit par sa beauté : 44 cartes délicatement illustrées et un livre de 112 pages qui les accompagne. Mais ce n’est pas un oracle classique. Ici, pas de prédictions ni de grands mystères ésotériques : chaque carte est associée à un poème, comme une fleur cueillie dans le jardin de l’âme.
Les thèmes abordés sont universels et profondément humains : La Chance, Le Papillon, La Source, L’Amour, L’Intuition… Autant de symboles qui viennent résonner avec nos émotions et nos états d’âme du moment.

La genèse : des mots doux au quotidien

L’inspiration de Mathilde est née d’un concept simple et touchant : les « pots à mots doux ». Vous savez, ces petits papiers qu’on tire au hasard et qui offrent une parole réconfortante ? Elle a voulu transposer ce rituel dans un jeu, en écrivant pour chaque carte un poème unique.
Son objectif ? Offrir à chacun la possibilité de s’arrêter un instant, de respirer, et de recevoir une étincelle de douceur. Pour donner vie à ses mots, elle s’est associée à Elisa Escure, graphiste et illustratrice. Ses dessins, inspirés de la magie du quotidien et de la nature, prolongent la poésie en images. Le résultat : une œuvre à quatre mains, artistique et spirituelle à la fois.

Comment ça fonctionne ?

L’utilisation de l’oracle est volontairement intuitive. Chaque matin, ou à tout moment de la journée, il suffit de piocher une carte. Le poème associé agit comme un message symbolique, une invitation à l’introspection.
Le livret permet ensuite de développer l’interprétation : il guide le lecteur à se questionner, à accueillir ses émotions et à trouver des pistes de guérison intérieure. Ce n’est pas un outil de divination mais un miroir de l’âme, qui aide à cultiver la paix et la bienveillance envers soi-même.

La rencontre de deux sensibilités

Dans Fleurs de l’âme, les mots et les images dialoguent en harmonie. Les poèmes de Mathilde Fialaix, empreints d’écoute et de délicatesse, rencontrent l’univers visuel d’Elisa Escure, qui sublime chaque carte d’illustrations vibrantes. Ensemble, elles offrent un voyage qui se lit autant qu’il se contemple.

La bonne nouvelle

À une époque où tout s’accélère, Fleurs de l’âme propose un retour à l’essentiel. Chaque tirage devient un rituel doux, presque méditatif, qui aide à se recentrer et à laisser éclore ses propres fleurs intérieures.
Plus qu’un oracle, c’est un compagnon poétique, une main tendue vers soi-même. Et la bonne nouvelle, c’est que nous pouvons tous, chaque jour, choisir de semer dans nos vies un mot doux, une image inspirante, et la beauté simple d’un instant suspendu.


🎤 Interview exclusive –

Mathilde Fialaix pour Le Journal des Bonnes Nouvelles

Mathilde FIALAIX

JDBN : Quelle fleur symbolise le mieux votre état d’esprit actuel ?
MF : Je me sens particulièrement proche de la fleur de lotus depuis l’année dernière. C’est une fleur qui symbolise la pureté de l’esprit et du corps, l’éveil spirituel et la capacité de s’élever même des endroits les plus sombres. Elle symbolise mon état d’esprit actuel car, étant dans une période encore un peu floue de ma vie, avec de nombreuses épreuves et un grand travail de guérison toujours en cours, cette fleur me rappelle ma force intérieure.

JDBN : Quand avez-vous ressenti pour la dernière fois une vraie paix intérieure ?
MF : Je pense lors de l’écriture de l’oracle poésie Fleurs de l’âme. Cette nouvelle création m’a aidée à rentrer en introspection, comme l’avaient déjà fait mes trois précédents recueils de poésie. Écrire un oracle m’a amenée à me reconnecter à moi-même, à être plus attentive et présente au quotidien. Lorsqu’Élisa Escure, l’illustratrice de l’oracle, m’a proposé de travailler avec elle, j’ai tout de suite senti qu’il fallait que je le fasse. C’était comme une évidence. Je suis persuadée que tout arrive pour une raison, et cet oracle est arrivé dans ma vie au bon moment. Je ne peux pas dire que j’ai trouvé la vraie paix intérieure, car c’est en réalité peut-être la quête d’une vie, mais l’écriture m’aide à être en paix avec certains souvenirs.

JDBN : Quel mot doux aimeriez-vous recevoir chaque matin pour commencer la journée ?
MF : J’aime de temps en temps commencer la journée en tirant au hasard une carte de l’oracle, et lire son poème associé. Cela permet d’avoir un petit mot doux différent chaque jour pour bien commencer la journée. Mais si je ne devais en choisir qu’un seul, je pense particulièrement à la carte L’Envol, qui nous rappelle l’importance du lâcher-prise. Cela me réconforte de commencer la journée en lisant que je peux ralentir, aller à mon rythme. Et me rappeler que je fais de mon mieux.

JDBN : Si votre âme avait une couleur aujourd’hui, laquelle serait-elle et pourquoi ?
MF : Je pense qu’elle serait dans des couleurs chaudes, maronnées et orangées, comme la flamme d’une bougie réconfortante ou comme la saison cosy de l’automne qui s’installe doucement. Dans cette période où la nature lâche prise et se repose, je vois bien mon âme comme une petite feuille qui vole dans le vent, à la recherche d’un coin où se poser.

JDBN : Quelle émotion aimeriez-vous apprivoiser grâce à la poésie ?
MF : La poésie m’a toujours aidée à mieux comprendre mes émotions, des plus sombres aux plus lumineuses. J’ai encore aujourd’hui plus de facilité à écrire sur le chagrin, mais j’essaye aussi d’apprivoiser d’autres thèmes comme celui de la colère par exemple, pour réussir à la faire sortir. Et l’oracle m’a aidée à réussir à écrire davantage sur des émotions plus joyeuses et douces, alors j’aimerais aussi continuer à travailler sur cela.

JDBN : Quel souvenir de nature vous reconnecte instantanément à votre cœur ?
MF : La forêt est un lieu qui me reconnecte instantanément à mon cœur, mais un de mes souvenirs les plus précieux de nature se trouve dans les Highlands en Écosse. C’est face aux montagnes que j’ai ressenti le plus d’apaisement et de connexion à la nature et à moi-même.

JDBN : Quelle « fleur » de votre âme attendez-vous encore de laisser éclore ?
MF : Je suis encore sur le chemin de la guérison, et peut-être que trouver sa paix et son épanouissement est la quête d’une vie. Mais je dirais que je travaille chaque jour à faire éclore la fleur de la confiance, de l’authenticité et de la capacité à me voir et m’accepter telle que je suis, avec mes qualités mais aussi mes défauts. C’est ce qu’on appelle le shadow work, ce processus dans la guérison où l’on explore ses parts d’ombre pour mieux se connaître et se comprendre.

JDBN : Quelle place tient la douceur dans votre quotidien souvent bousculé ?
MF : La douceur a une place centrale dans ma vie. J’essaye chaque jour de ralentir, de faire des activités calmes et cosy pour rendre ce quotidien plus doux. Cela m’aide à apaiser mon anxiété et m’ancrer un peu plus dans le présent.

JDBN : Qu’aimeriez-vous offrir aux autres à travers vos mots et vos gestes ?
MF : En écrivant et en partageant des bouts de mon quotidien sur les réseaux sociaux, je souhaite offrir un espace de douceur, de réconfort et de bienveillance. Je sais au plus profond de moi que ma mission de vie se trouve justement sur ce chemin de la guérison, d’aider les autres dans leur cheminement personnel à travers la création.

©JDBN

JDBN : Quel petit rituel simple pourrait transformer votre journée si vous l’installiez dès demain ?
MF : Je sais qu’il faudrait que je me mette sérieusement à la méditation, tous les matins par exemple et tous les soirs avant de dormir ! Cela peut vraiment aider à gérer l’anxiété, avoir un meilleur sommeil et apprendre à mieux se connaître et comprendre ses émotions… Le petit rituel d’aller marcher dans un parc tous les jours également, pour se reconnecter à la nature et prendre un temps pour soi.

JDBN : Dans un monde en crise, la poésie peut-elle être considérée comme un acte de résistance ?
MF : La poésie a ce pouvoir de toucher, de nous relier les uns avec les autres et de mettre en lumière un grand nombre de sujets. Face à un monde en crise (politique, climatique, sociale…), la poésie permet de s’exprimer, de s’opposer et de prendre position.

JDBN : La lenteur et l’introspection sont-elles devenues des luxes dans nos sociétés modernes ?
MF : Dans un monde qui est devenu digital, virtuel, où tout doit aller vite, je ne sais pas si la lenteur et l’introspection sont devenues un luxe, mais je pense qu’effectivement il est primordial de revenir à un mode de vie plus lent où l’on prend le temps d’être présent avec ce qui nous entoure, et présent avec nous-même. L’introspection est importante pour se connaître, déconstruire des modes de pensées, des vieux schémas dans lesquels on ne s’épanouit pas. On ne trouve pas la paix et la lumière sans passer par ces moments fragiles d’introspection, qui sont souvent très douloureux et longs. Si tout le monde ralentissait un peu dans son quotidien et prenait le temps pour comprendre ses émotions, je suis sûre qu’il y aurait beaucoup moins d’anxiété et de schémas qui se répètent de génération en génération…

JDBN : En quoi la nature est-elle une alliée essentielle pour retrouver l’équilibre intérieur ?
MF : Prendre le temps de se reconnecter à la nature en allant marcher en forêt, en montagne ou au bord de l’eau par exemple, est primordial pour trouver un équilibre intérieur. Cela permet d’être plus conscient au moment présent, de prendre le temps de ralentir et de s’éloigner un peu des tensions du quotidien.

JDBN : Les oracles, de plus en plus populaires, traduisent-ils une quête collective de sens ?
MF : Je pense que dans un monde aussi fragile et où l’avenir nous semble instable, les oracles nous offrent des repères. Ils peuvent nous rassurer en nous guidant sur notre chemin de vie et nous apporter des réponses. La spiritualité invite à se connecter à soi-même et à ce qui nous entoure, à être conscient. Et ce n’est pas seulement une quête personnelle mais collective, car les oracles circulent désormais partout, sur les réseaux sociaux, à travers des communautés. Les oracles ne sont pas qu’une mode passagère je pense, mais reflètent vraiment une recherche de sens, de repères et de liens symboliques qui manquent cruellement dans notre société.

JDBN : Comment la créativité artistique peut-elle nourrir la santé mentale des jeunes générations ?
MF : La créativité joue un rôle essentiel dans la santé mentale des jeunes générations. Elle permet d’extérioriser nos émotions, de poser des mots, de faire passer des messages. Je sais qu’avec mes poèmes par exemple, beaucoup de jeunes se retrouvent dans mes mots et vont se sentir compris. Cela permet de mettre en lumière la santé mentale et des sujets qui peuvent être tabous. Les activités artistiques permettent également de réduire l’anxiété et de créer du lien entre nous.

JDBN : La poésie peut-elle encore toucher un large public à l’ère des réseaux sociaux et de l’instantané ?
MF : La poésie a ce pouvoir universel de toucher et de nous relier les uns avec les autres, et je pense qu’avec les réseaux sociaux elle devient même encore plus accessible qu’avant. Et principalement la poésie contemporaine qui touche un plus large public, particulièrement un jeune public qui se retrouve et se sent compris.

JDBN : Quelle place pourrait-on donner aux « mots doux » dans l’éducation des enfants ?
MF : Les mots sont importants et ont beaucoup de force, il faut donc savoir les utiliser correctement et avec douceur, surtout avec les enfants. Les « mots doux » peuvent avoir une place centrale dans l’éducation, pour leur apprendre à comprendre et gérer leurs émotions, leur faire reconnaître leurs valeurs, etc. Je ne m’y connais pas dans l’éducation des enfants, j’en suis encore très éloignée, mais je sais avec ma propre expérience comme de simples mots peuvent être dévastateurs et créer des angoisses et schémas comportementaux difficiles à déconstruire en grandissant. Il faudrait remplacer les mots blessants et maladroits avec des mots doux. Rien qu’un « tu fais de ton mieux », c’est déjà tellement important à entendre.

JDBN : Le retour en force de la spiritualité et des tirages quotidiens est-il une réponse à l’incertitude politique et sociale ?
MF : La spiritualité invite à se reconnecter à soi-même et à ce qui nous entoure, à être plus conscient. Cela rassure et nous ramène à l’essentiel. Le retour en force de la spiritualité et des tirages quotidiens reflète une recherche de repères et d’ancrage dans nos quotidiens, un besoin de réconfort. Et les réseaux sociaux amplifient cela avec les communautés autour de l’ésotérisme et de la spiritualité, les partages de tirages qui créent du lien et une forme de solidarité face aux angoisses que l’on ressent tous.

JDBN : Comment la douceur et la bienveillance peuvent-elles transformer nos façons de vivre ensemble ?
MF : Être plus doux et bienveillants les uns avec les autres pourrait apaiser notre société, la rendre plus solidaire, respectueuse, où la rivalité serait remplacée par l’empathie. La bienveillance et la douceur renforcent les liens et apaisent les tensions.

JDBN : La poésie, en tant que langage universel, peut-elle devenir un outil de dialogue entre cultures et générations ?
MF : Bien sûr. Comme je l’ai déjà dit plus haut, la poésie a un pouvoir universel de nous relier, de trouver des similitudes entre nous, de mieux nous comprendre entre cultures mais aussi entre générations. Poser des mots sur des émotions permet parfois de dénouer certains nœuds générationnels, des traumatismes, des schémas, etc. Personnellement, la poésie m’a permis d’ouvrir des dialogues dans ma famille, d’être un peu plus comprise peut-être et de commencer à déconstruire beaucoup de choses qui se répétaient depuis des générations.

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source: JDBN – crédits photos: Ilona Viers – Éditions Exergue – Montage JDBN