Un témoignage bouleversant sur les relations toxiques, les blessures d’enfance, et le pouvoir de la transformation intérieure.
Un récit intime, viscéral… et universel
Dans un monde où la vulnérabilité est encore trop souvent perçue comme une faiblesse, Stephan Schillinger nous livre une œuvre rare et puissante. Son livre Verser de l’or dans sa blessure, publié aux éditions Guy Trédaniel, est un cri du cœur, un souffle d’humanité, un témoignage d’une sincérité absolue.
Il y raconte une histoire d’amour fulgurante, fusionnelle et dévastatrice, qui l’a conduit aux frontières de lui-même. Mais ce récit n’est pas une plainte. C’est une traversée, une plongée dans les profondeurs du lien, là où l’amour devient parfois le théâtre de la blessure originelle.
« Il s’agit de parvenir à s’asseoir dans ce brasier qu’était l’océan de liquide amniotique dans lequel mon cœur baignait depuis trente ans. »
🧠 Quand l’amour révèle nos blessures enfouies
Ce qui rend ce livre si précieux, c’est qu’il met des mots justes et incarnés sur des mécanismes invisibles, que beaucoup vivent sans pouvoir les nommer.
Parmi eux :
🔥 Le gaslighting
Forme de manipulation subtile, le gaslighting consiste à faire douter l’autre de sa perception de la réalité. On insinue qu’il exagère, qu’il imagine, qu’il devient fou. Ce mécanisme, souvent rencontré dans les relations toxiques, isole la personne et la rend dépendante émotionnellement, car elle finit par croire qu’elle ne peut plus se faire confiance.
🌪️ La résonance traumatique
Une situation présente peut raviver une blessure ancienne, comme une onde qui fait vibrer un point sensible en nous. Stephan décrit comment, dans cette relation, il a ressenti des émotions disproportionnées parce que l’autre personne venait inconsciemment réactiver des blessures d’abandon et de rejet vécues dans l’enfance.
💔 Le désamour de soi
Lorsqu’on a grandi avec le sentiment de ne pas être assez aimé, écouté ou respecté, on développe une croyance profonde de ne pas être digne d’amour. Cela peut nous pousser à accepter l’inacceptable, à donner trop, à tout tolérer par peur de perdre l’autre. Stephan parle de ce « désamour du soi » comme du terreau invisible mais fondamental des relations de dépendance.
✨ De la chute à la transmutation
“Verser de l’or dans sa blessure” est bien plus qu’un témoignage. C’est un parcours de transmutation, une sorte de kintsugi émotionnel. Le kintsugi, cet art japonais de réparer les céramiques brisées avec de l’or, devient ici une métaphore puissante : la douleur, loin d’être une fin, devient matière à métamorphose.
Stephan ne prétend pas avoir tout guéri. Il ne donne pas de leçon. Il partage avec une honnêteté rare la lente émergence d’un autre regard, celui de la responsabilité intérieure, sans culpabilité ni victimisation.
Il explore aussi l’idée de coresponsabilité dans les relations, avec un regard juste, nuancé, profondément humain. Il ne s’agit pas d’accuser ou de s’accuser, mais de retrouver sa puissance dans l’observation de ses schémas.

🕊️ La bonne nouvelle ?
Ce livre, c’est une invitation à se rencontrer soi-même à travers la douleur, à se libérer des répétitions, à comprendre que ce n’est pas l’autre qui nous sauve… mais ce que l’on choisit d’en faire.
Un récit poignant, profondément humain, qui touche au cœur du lien, de l’amour, de la perte, et de la résilience.

Auteur : Stephan Schillinger
Éditeur : Guy Trédaniel
source: JDBN – crédits photos: Depositphotos – Montage JDBN




















