Le 1ᵉʳ octobre 2025, le monde a perdu une grande dame. Jane Goodall, pionnière de l’éthologie, protectrice infatigable des chimpanzés et messagère de paix pour les Nations unies, s’est éteinte à l’âge de 91 ans.
Une immense émotion s’est répandue à travers la planète : scientifiques, ONG, personnalités publiques et anonymes saluent son parcours hors du commun. Et ici, au Journal des Bonnes Nouvelles, nous tenons à lui rendre hommage. Parce que Jane Goodall fait partie de ces personnes rares qui comptent.

Un rêve d’enfant devenu destin
Née à Londres le 3 avril 1934, Jane Goodall se passionne dès l’enfance pour les animaux. Son jouet préféré, un petit chimpanzé en peluche nommé Jubilee, fut le premier signe de son lien profond avec le monde animal.
À 26 ans, elle s’envole pour la Tanzanie sur l’invitation de Louis Leakey. En juillet 1960, elle commence ses observations dans le parc national de Gombe. Sans formation académique classique, mais avec une patience et une intuition extraordinaires, elle révolutionne la science.
Ses découvertes furent majeures :
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les chimpanzés fabriquent et utilisent des outils,
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ils chassent et consomment de la viande,
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ils vivent des émotions et des relations sociales complexes.
Elle bouleversa notre manière de considérer la frontière entre l’humain et l’animal.
De la recherche à l’action mondiale
Très vite, Jane Goodall comprend que la recherche ne suffit pas. En 1977, elle crée le Jane Goodall Institute, qui œuvre à la protection des chimpanzés, à l’éducation environnementale et au développement durable.
Son programme Roots & Shoots, lancé en 1991, mobilise aujourd’hui des jeunes dans plus de 100 pays autour de projets concrets pour la planète.
Elle a passé les dernières décennies de sa vie à parcourir le monde pour sensibiliser le public au respect de la biodiversité et à l’urgence climatique. Elle disait souvent :
« Chaque individu compte. Chaque individu a un rôle à jouer. Chaque individu peut faire la différence. »

Une inspiration universelle
Au-delà des découvertes scientifiques, Jane Goodall a incarné une manière d’être au monde : humilité, détermination, tendresse.
Ses photos que nous publions ici – un sourire radieux, un regard profond, un singe en peluche dans ses bras – traduisent cette aura unique : celle d’une femme simple et immense à la fois.
Les hommages se multiplient. Le Guardian rappelle qu’elle « révolutionna la science en montrant les similarités profondes entre humains et chimpanzés ». Vogue souligne qu’elle demeura jusqu’au bout une voix engagée pour le climat. Et sur les réseaux, des milliers de témoignages affirment combien elle a changé des vies, éveillé des vocations, allumé une conscience.
Un héritage vivant
Décorée par la Reine, ambassadrice de paix de l’ONU, lauréate de distinctions prestigieuses, Jane Goodall ne s’est jamais laissée enfermer par les honneurs. Jusqu’à ses derniers jours, elle continuait à parler, écrire, inspirer.
Son héritage est immense :
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des générations de scientifiques et de militants,
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des sanctuaires protégeant les chimpanzés,
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des enfants et des jeunes convaincus que leur action a du poids,
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et surtout, une nouvelle manière de penser le lien entre humains et nature.

at the Jules Verne Adventure Film Festival Opening Night Gala. The Shrine Auditorium, Los Angeles, CA. 10-06-06
Merci, Jane
Aujourd’hui, la planète est orpheline d’une voix douce et ferme, d’un regard qui savait écouter la forêt, d’un engagement inébranlable. Mais son message nous survit : il nous appartient désormais de le porter plus loin.
Comme elle le disait si justement :
« Vous ne pouvez pas changer le monde entier d’un coup. Mais vous pouvez vous changer vous-même. Et en inspirer un autre. »
À nous, maintenant, de reprendre le flambeau.

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