Le Journal des Bonnes Nouvelles a eu le plaisir de couvrir la 6ᵉ cérémonie annuelle du World Film Festival in Cannes – Remember the Future, organisée au Pullman Cannes Mandelieu. Une soirée de gala élégante, rythmée par les remises de prix, les performances musicales et les rencontres entre artistes venus des quatre coins du monde.
Créé en 2020 par Karolina Bomba, en pleine pandémie, le World Film Festival in Cannes – Remember the Future est né d’une conviction forte : même lorsque le monde s’arrête, la création ne doit jamais cesser d’exister. En seulement six ans, ce festival indépendant est devenu une véritable plateforme internationale dédiée aux réalisateurs, scénaristes, producteurs, musiciens et artistes émergents, accueillant des œuvres provenant de plus de 140 pays, réunissant plus de 9 000 participants et récompensant plus de 3 300 créateurs.
Ce qui nous frappe chaque année, c’est son évolution. L’organisation gagne en maturité, le niveau des œuvres présentées ne cesse de progresser et le rayonnement international du festival s’affirme un peu plus à chaque édition. Sans jamais perdre son ADN : mettre en lumière des talents du monde entier et défendre un cinéma engagé, humain et porteur d’espoir.
Cette édition marque également une étape importante dans le développement du festival avec l’annonce officielle de sept nouvelles branches dédiées aux nouvelles formes de création assistée par l’intelligence artificielle, accompagnées d’une prise de position en faveur d’une IA éthique, fondée sur le consentement, la transparence et la protection de la propriété intellectuelle.
Au-delà de la célébration, cette édition a mis en lumière, à travers les œuvres récompensées, plusieurs enjeux majeurs de notre époque : santé mentale, burn-out, harcèlement scolaire, violences sexuelles, discriminations envers les personnes LGBTQ+, urgence climatique, isolement social, précarité croissante, lourdeur bureaucratique et essoufflement de nos modèles de société.
À la tête de cette aventure, Karolina Bomba impressionne par sa détermination, sa vision et sa capacité à fédérer des artistes de tous horizons autour d’une même idée : le cinéma peut encore rapprocher les peuples, éveiller les consciences et accompagner les grandes mutations de notre époque.
À l’occasion de cette 6ᵉ édition, Le Journal des Bonnes Nouvelles est allé à sa rencontre.
Dans cette interview exclusive, elle revient sur son amour du cinéma, la naissance du festival, son combat contre la maladie, sa vision de l’intelligence artificielle et les valeurs qui continuent de guider chacun de ses projets.
Interview
Le JDBN : Quel est votre premier souvenir de cinéma ? Le film, la salle ou l’émotion qui vous a fait comprendre que le cinéma occuperait une place particulière dans votre vie ?
Karolina Bomba : Je ne me souviens pas du moment où je suis tombée amoureuse du cinéma. Je me souviens plutôt des émotions qu’il m’a laissées. Les larmes devant Love Story, la tendresse de Kramer contre Kramer, l’émerveillement deE.T. et de Rencontres du troisième type, la frousse de L’Exorciste, les éclats de rire devant Lucille Ball ou Louis de Funès. Avec le recul, je crois que ce sont toutes ces émotions qui ont façonné mon rapport au cinéma bien avant que je ne puisse l’expliquer avec des mots.
Le JDBN : Si vous deviez choisir un film qui a changé votre regard sur le monde, lequel serait-il et pourquoi ?
Karolina Bomba : The Elephant Man a probablement été le film qui a le plus changé ma façon de voir le monde.
Enfant, j’étais encore assez naïve. Je pensais que les adultes étaient naturellement bienveillants et que la justice finissait toujours par l’emporter. Ce film a fissuré cette vision. Il m’a montré que l’on pouvait être rejeté, humilié ou exclu simplement parce que l’on est différent.
Ce qui m’a frappée, ce n’est pas la difformité de John Merrick. C’est que les personnes qui semblaient « normales » étaient parfois plus monstrueuses que lui. J’y ai découvert une vérité qui me semble toujours actuelle : le véritable visage d’un être humain n’est pas celui que l’on voit, mais celui qui apparaît dans la façon dont il traite les autres.
Depuis, je me méfie davantage des apparences et j’accorde beaucoup plus d’importance à la dignité humaine qu’à l’image que l’on projette.
Le JDBN : En 2020, alors que la culture semblait mise entre parenthèses, qu’est-ce qui vous a donné le courage de créer le World Film Festival ?
Karolina Bomba : En 2020, je venais de réaliser mon court-métrage Seven Wishes, qui avait été récompensé dans plus de vingt festivals à travers le monde. Puis, soudainement, les frontières se sont fermées et tout ce qui faisait la richesse des festivals — les rencontres, les voyages, les échanges — est devenu impossible.
À cette époque, tout le monde parlait de ce qui était impossible. Moi, je regardais ce qui restait possible.
Les cinéastes continuaient à créer malgré les confinements et les incertitudes. J’ai simplement considéré qu’ils méritaient toujours d’être vus, entendus et célébrés.
Le World Film Festival est né d’une idée très simple : lorsqu’une porte se ferme, il faut parfois construire une nouvelle entrée.
Le JDBN : Vous évoluez à Cannes dans la Mecque du cinéma mondial, est-ce une partie de plaisir ou un challenge permanent de faire vivre le WFF ?
Karolina Bomba : Les deux. Cannes est l’un des lieux les plus emblématiques du cinéma mondial. Cela crée naturellement un niveau d’exigence très élevé, mais c’est aussi une formidable source d’inspiration. Plutôt que d’essayer de reproduire ce qui existe déjà, nous avons choisi d’apporter notre propre contribution à cet écosystème en offrant une visibilité à des talents venus du monde entier.
Là où beaucoup d’événements sont réservés à une élite professionnelle, nous avons voulu créer un festival plus ouvert, où un jeune réalisateur peut rencontrer un producteur, un acteur, un journaliste ou un simple passionné de cinéma. C’est cette dimension humaine et inclusive qui fait notre singularité.
Nous avons également fait le choix d’un modèle mensuel et annuel. Le cinéma évolue en permanence ; nous voulions un festival qui vive au même rythme. Plutôt qu’un rendez-vous unique dans l’année, nous accompagnons les créateurs tout au long de leur parcours.
Le JDBN : Avez-vous connu des moments où vous avez pensé abandonner ? Qu’est-ce qui vous a permis de continuer ?
Karolina Bomba : Oui, en 2022. Cette année-là, on m’a diagnostiqué un cancer du sein BRCA1 particulièrement agressif, déjà au stade 4 au moment de l’annonce.
Quand une nouvelle comme celle-là vous tombe dessus, tout devient soudainement incertain. Vous ne savez plus vraiment à quoi ressemblera l’avenir, ni même ce que l’avenir vous réserve. Pendant près d’un an, j’ai enchaîné les opérations et les traitements.
Bien sûr, il y a eu des moments où j’ai pensé abandonner certains projets. Mais paradoxalement, je n’ai jamais envisagé d’interrompre le festival. Chaque mois, je continuais à regarder des films, à échanger avec des réalisateurs et à organiser les compétitions.
Le cinéma est devenu une forme d’évasion. Pendant les traitements, il m’offrait une fenêtre ouverte sur d’autres vies, d’autres histoires, d’autres horizons que les rendez-vous médicaux.
Avec le recul, je crois même que le festival m’a autant aidée que je l’ai porté. Il m’a rappelé qu’il existait toujours quelque chose à construire, à partager et à espérer, même dans les périodes les plus difficiles.
Le JDBN : Vous écrivez : « Ici, on ne crie pas plus fort, on éclaire autrement ». Expliquez-nous.
Karolina Bomba : Parce que je ne crois pas que l’impact se mesure uniquement au volume ou à la visibilité.
Aujourd’hui, beaucoup cherchent à être vus. Nous, nous essayons surtout de voir les autres. Les talents émergents, les voix singulières, les projets qui n’ont pas forcément les plus gros moyens mais qui ont quelque chose à dire.
La luciole est devenue le symbole du festival pour cette raison. Elle n’éclaire pas tout le ciel, elle éclaire juste suffisamment pour permettre d’avancer. Et parfois, une petite lumière qui dure dans le temps laisse une empreinte plus profonde qu’un grand feu d’artifice qui disparaît en quelques secondes.
Le JDBN : Pourquoi avoir choisi « Remember the Future » comme signature du festival ? Que représente cette phrase pour vous ?
Karolina Bomba : J’ai choisi cette phrase parce qu’elle ressemble à un paradoxe, et j’aime les paradoxes. On ne peut pas se souvenir du futur. Pourtant, nos décisions d’aujourd’hui façonnent déjà le monde de demain.
Pour moi, Remember the Future est à la fois une philosophie et un cri de ralliement. Chaque mois, nous recevons des films réalisés par des auteurs, des acteurs ou des réalisateurs qui doutent parfois d’eux-mêmes. Certains sont peut-être les grands noms de demain sans encore le savoir. Notre rôle est de croire en eux avant que le reste du monde ne le fasse.
Cette phrase rappelle aussi que l’avenir ne se construit pas en oubliant le passé. Le cinéma nous aide à transmettre la mémoire, à comprendre nos erreurs et à imaginer des solutions pour les générations futures.
Au fond, Remember the Future est une invitation à créer aujourd’hui le monde dont nous aimerions nous souvenir demain.

Le JDBN : La Luciole d’Or est devenue le symbole du festival. D’où vous est venue cette idée de lumière, d’espoir et de poésie ?
Karolina Bomba : J’ai toujours été fascinée par les lucioles. Elles sont discrètes, fragiles en apparence, mais elles continuent à produire de la lumière même dans l’obscurité. D’ailleurs, elles occupaient déjà une place importante dans mon univers de cinéaste. Dans mon court-métrage Seven Wishes, les lucioles sont au cœur du récit, avec notamment la Reine des Lucioles.
La Luciole est née d’une conviction très simple : les plus belles lumières ne sont pas toujours les plus visibles.
Dans le cinéma, on parle beaucoup des grandes stars et des grands succès, mais il existe aussi des milliers de créateurs talentueux qui travaillent dans l’ombre. J’aimais l’idée qu’une petite lumière puisse devenir leur symbole.
Une luciole n’éclaire pas le monde entier. Pourtant, dans l’obscurité, elle suffit à montrer un chemin. C’est exactement la mission que nous nous sommes donnée : repérer des talents, leur offrir de la visibilité et les aider à avancer vers leurs rêves.
C’est aussi pour cela qu’elle tient une étoile lumineuse dans sa main. Comme l’écrivait Apollinaire : « Il est grand temps de rallumer les étoiles. » Je crois que le cinéma peut y contribuer.

Le JDBN : Vous défendez les talents émergents et les films engagés. Pensez-vous que le cinéma a encore le pouvoir de faire évoluer les consciences ?
Karolina Bomba : Oui, mais je crois que son pouvoir est plus subtil qu’on l’imagine.
Un film ne change pas forcément une société du jour au lendemain. En revanche, il peut changer un regard, faire naître une question, susciter de l’empathie ou nous faire voir une réalité que nous ignorions jusque-là.
Je pense que beaucoup de grandes évolutions commencent ainsi : par une prise de conscience individuelle. Le cinéma a cette capacité unique de nous faire vivre la vie de quelqu’un d’autre pendant deux heures. Et lorsqu’on comprend mieux l’autre, il devient plus difficile de l’ignorer ou de le juger.
C’est pour cela que nous encourageons les films engagés. Non pas parce qu’ils apportent toujours des réponses, mais parce qu’ils ont le courage de poser les bonnes questions.
Le JDBN : Quel a été votre plus grand moment d’émotion depuis la création du World Film Festival ?
Karolina Bomba : Il y en a eu beaucoup, mais ceux qui me touchent le plus ne sont pas forcément les plus visibles.
Je pense aux messages que nous recevons de réalisateurs, de scénaristes, de musiciens ou d’acteurs du monde entier qui nous expliquent que leur sélection, leur nomination ou leur récompense leur a redonné confiance à un moment où ils étaient sur le point d’abandonner. Certains nous racontent ensuite que leur œuvre a trouvé son public, gagné en visibilité ou ouvert de nouvelles opportunités. Savoir que nous avons contribué, même modestement, à ce parcours est toujours très émouvant.
On crée un festival pour célébrer le cinéma, puis un jour on réalise que l’on contribue aussi, à notre échelle, à la destinée de certaines personnes. C’est une grande responsabilité.
Parfois, nous devons refuser une œuvre alors que nous voyons parfaitement le travail, les sacrifices et la passion qui se cachent derrière. Nous savons que cette décision sera parfois difficile à vivre pour son auteur.
Heureusement, chaque mois, nous avons aussi la joie de voir de nombreux créateurs heureux, encouragés et reconnus pour leur travail. C’est probablement l’une des plus belles récompenses de cette aventure.
Le JDBN : Quel film regardez-vous lorsque vous avez besoin de retrouver confiance en l’humanité ?
Karolina Bomba : C’est probablement la question la plus difficile de cette interview, parce qu’il m’est presque impossible de choisir un seul film.
Je pense à Cinema Paradiso pour son amour des êtres humains et de la transmission, Les Ailes du désir pour son regard poétique sur notre condition humaine, Harold et Maude pour sa capacité à trouver la lumière même dans les périodes les plus sombres, La vie est belle pour son extraordinaire leçon d’espoir, et Pour le pire et pour le meilleur parce qu’il me rappelle que les êtres humains sont imparfaits, mais qu’ils peuvent toujours évoluer.
Finalement, les films qui me redonnent confiance en l’humanité sont souvent ceux qui montrent nos failles sans cynisme. Ceux qui nous rappellent que malgré nos erreurs, nos blessures ou nos différences, nous sommes capables d’amour, de courage, de créativité et de compassion.
Le JDBN : Quelle personnalité du cinéma, vivante ou disparue, rêveriez-vous d’accueillir comme invitée d’honneur du festival ?
Karolina Bomba : C’est une question difficile, parce qu’il y en aurait beaucoup.
Parmi les personnalités vivantes, je rêverais d’accueillir Meryl Streep. J’admire son talent, bien sûr, mais aussi son intelligence, son élégance et sa capacité à se réinventer tout au long de sa carrière sans jamais perdre son authenticité.
J’aimerais également beaucoup recevoir Dustin Hoffman. Il fait partie de ces acteurs capables de disparaître derrière leurs personnages et de nous faire oublier la performance pour ne laisser place qu’à l’émotion.
Et si je pouvais faire revenir une personnalité disparue le temps d’une soirée, ce serait probablement David Bowie. Il a constamment repoussé les frontières entre les disciplines, les genres et les époques. Il incarnait cette idée que l’art doit rester un espace d’exploration et de transformation.
Finalement, ces trois artistes ont quelque chose en commun : ils n’ont jamais cherché à entrer dans une case. Et c’est précisément ce que nous essayons aussi de défendre à travers le festival.
Le JDBN : Dans un monde où l’on parle beaucoup d’intelligence artificielle et de nouvelles technologies, quel est votre positionnement par rapport à l’avenir du cinéma?
Karolina Bomba : Je considère l’intelligence artificielle comme un outil, pas comme un auteur.
L’histoire du cinéma est jalonnée d’innovations qui ont suscité des inquiétudes : l’arrivée du son, de la couleur, des effets numériques ou du montage assisté par ordinateur. L’intelligence artificielle s’inscrit dans cette continuité.
Au World Film Festival in Cannes, nous avons choisi d’explorer ces questions très tôt. Dès 2020, nous avons créé la catégorie Best Artificial Intelligence Film, faisant de notre festival l’un des premiers au monde — et très probablement le premier — à reconnaître et à récompenser des films intégrant l’intelligence artificielle.
Notre objectif n’a jamais été d’opposer innovation et création, mais de comprendre comment elles peuvent dialoguer.
Ce qui m’intéresse n’est pas la technologie elle-même, mais l’intention qui se trouve derrière. Une caméra n’a jamais remplacé un réalisateur. Un pinceau n’a jamais remplacé un peintre. Je pense qu’il en ira de même pour l’IA.
En revanche, elle soulève des questions essentielles sur l’éthique, les droits d’auteur, la transparence et la place de l’humain dans le processus créatif. Ce sont des débats que nous devons avoir collectivement.
Je suis convaincue que les artistes qui auront quelque chose à dire continueront à toucher le public. La technologie évoluera. L’émotion, elle, restera irremplaçable.
Le JDBN : Quel message aimeriez-vous transmettre aux jeunes réalisateurs qui n’osent pas encore montrer leurs créations ?
Karolina Bomba : Je leur dirais que l’absence de confiance n’est pas un signe qu’ils ne sont pas prêts. C’est souvent le signe qu’ils sont humains.
La plupart des artistes que nous admirons aujourd’hui ont connu le doute, le rejet ou la peur du regard des autres. La différence, ce n’est pas qu’ils avaient davantage confiance en eux. C’est qu’ils ont montré leur travail malgré cette peur.
Personne ne peut être touché par une œuvre qu’il ne verra jamais.
Alors je leur dirais simplement : osez. Votre création n’a pas besoin d’être parfaite pour mériter d’exister. Elle a simplement besoin d’être partagée.
Le JDBN : Qu’est-ce qui vous émerveille encore aujourd’hui ?
Karolina Bomba : Je crois que ce qui m’émerveille le plus aujourd’hui, c’est de constater que nous ne cessons jamais d’apprendre.
Une rencontre, un film, un livre, une découverte scientifique ou même une simple conversation peuvent encore changer notre regard sur le monde.
Avec les années, j’ai compris que l’émerveillement n’était pas réservé à l’enfance. C’est une façon de rester curieux, de continuer à s’étonner et de ne jamais considérer les choses comme acquises.
J’aime d’ailleurs répéter une phrase qui me guide depuis longtemps : « Gardez vos yeux d’enfant pour être témoin de toute la magie qui vous entoure à chaque instant. »
Je crois que tant que nous sommes capables de nous émerveiller, nous restons pleinement vivants.
Le JDBN : Si vous pouviez revenir en 2020 et parler à la Karolina Bomba qui démarrait cette aventure, que lui diriez-vous ?
Karolina Bomba : Je lui dirais : « Continue. Même lorsque tu auras des raisons de douter, continue. »
Parce qu’en 2020, je n’imaginais ni les personnes extraordinaires que j’allais rencontrer, ni les artistes que nous allions accompagner, ni les épreuves que la vie allait mettre sur ma route.
Je lui dirais aussi que certaines épreuves lui sembleront parfois insurmontables, mais qu’elle découvrira une force qu’elle ne soupçonne pas encore.
Je lui dirais également de ne pas chercher à tout contrôler. Certaines des plus belles choses qui me sont arrivées étaient totalement imprévues.
Et enfin, de faire confiance au temps. Avec le recul, je ne changerais presque rien. Même les difficultés ont contribué à façonner l’aventure.
Nous remercions chaleureusement Karolina Bomba pour sa disponibilité, sa confiance, ainsi que toute l’équipe du World Film Festival in Cannes – Remember the Future pour son accueil lors de cette magnifique soirée de gala.
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Sophie Denis
Journaliste • Médium • Fondatrice du Journal des Bonnes Nouvelles
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Sources : Interview exclusive réalisée par Le Journal des Bonnes Nouvelles avec Karolina Bomba – Programme officiel du World Film Festival in Cannes – Remember the Future (27 juin 2026) – Communiqué de presse officiel du World Film Festival in Cannes – Remember the Future. Crédits Visuels: World Film Festival – Montage JDBN


















