Pendant longtemps, vivre de son art a souvent signifié jongler entre passion, précarité et emplois alimentaires. En Irlande, le gouvernement a décidé de tester une autre approche : garantir un revenu stable à plusieurs milliers d’artistes afin qu’ils puissent créer dans de meilleures conditions.

Depuis 2022, le pays expérimente un programme inédit baptisé “Basic Income for the Arts”. Son principe est simple : verser environ 325 € par semaine — soit près de 1 300 à 1 400 € par mois — à des artistes sélectionnés dans différents domaines culturels.

L’objectif ? Soutenir durablement le secteur artistique après la crise du Covid-19, tout en observant les effets réels d’un revenu garanti sur la création, la santé mentale et l’économie culturelle.

Soutenir aussi le temps invisible de la création

Chaque année, le Festival de Cannes rappelle à quel point le cinéma, la musique, les livres ou les arts visuels occupent une place essentielle dans notre imaginaire collectif. Festivals, expositions et grands événements culturels mettent en lumière des œuvres qui font rayonner les artistes à travers le monde.

Mais derrière chaque œuvre terminée existe aussi une réalité plus discrète : le temps de création.

Le temps passé à écrire, composer, répéter, filmer, peindre, produire ou recommencer. Une période souvent fragile financièrement pour de nombreux artistes dont les revenus restent irréguliers.

Même dans l’univers du cinéma ou du spectacle vivant, beaucoup de créateurs alternent contrats ponctuels, périodes sans revenus et emplois alimentaires. En France, le système des intermittents du spectacle existe d’ailleurs précisément pour compenser cette instabilité structurelle.

C’est cette réalité que l’Irlande a choisi d’explorer autrement.

Un revenu pour créer… pas pour survivre

Contrairement à certaines publications virales, il ne s’agit pas d’un salaire versé à tous les artistes irlandais.

Le programme concerne actuellement environ 2 000 bénéficiaires, avec une extension prévue vers près de 2 200 artistes dans la nouvelle phase du projet.

Les candidats doivent prouver qu’ils exercent réellement une activité artistique professionnelle :

  • cinéma,
  • musique,
  • littérature,
  • arts visuels,
  • théâtre,
  • danse,
  • architecture,
  • création numérique,
  • arts traditionnels.

Une partie des participants a ensuite été sélectionnée par tirage au sort parmi les dossiers validés afin d’éviter tout favoritisme.

L’objectif du gouvernement n’était pas de récompenser des artistes célèbres ou déjà rentables.

La question posée était beaucoup plus simple :
que se passe-t-il lorsqu’un artiste peut enfin respirer un peu financièrement ?

Des résultats qui interpellent déjà l’Europe

Et les premiers résultats du programme ont surpris jusqu’aux chercheurs chargés de l’évaluer.

Les bénéficiaires évoquent :

  • moins d’anxiété ;
  • une meilleure santé mentale ;
  • davantage de sommeil ;
  • plus de temps consacré à la création ;
  • une baisse du recours aux emplois alimentaires ;
  • une amélioration globale de leur qualité de vie.

Beaucoup expliquent avoir enfin pu terminer des projets laissés de côté depuis des années faute de stabilité.

Selon plusieurs études relayées par les médias irlandais, l’expérience aurait également produit des bénéfices économiques et sociaux mesurables pour la société.

Une expérience devenue permanente

Face aux résultats jugés positifs, l’Irlande a décidé de poursuivre officiellement l’expérience depuis 2026.

Le dispositif reste limité et représente déjà plusieurs millions d’euros d’investissement public. Il ne s’agit donc pas encore d’un revenu universel artistique à grande échelle.

Mais plusieurs responsables politiques irlandais évoquent désormais un modèle durable qui pourrait évoluer progressivement dans les années à venir.

Et surtout, le pays envoie un message symbolique fort :
la culture n’est pas seulement un divertissement ou un secteur économique parmi d’autres.

Elle participe aussi à l’équilibre humain, social et créatif d’une société.

Une réflexion qui dépasse largement l’art

Au fond, cette initiative irlandaise remet la création artistique au centre du débat public avec une idée simple : offrir aux artistes davantage de stabilité pour qu’ils puissent consacrer pleinement leur énergie à créer.

Car derrière chaque film, chaque livre, chaque chanson ou chaque œuvre exposée se cache un temps invisible fait de recherche, d’écriture, d’essais, de doutes et de persévérance.

En choisissant d’accompagner ce temps de création, l’Irlande ouvre une réflexion qui dépasse largement le monde culturel : quelle place une société souhaite-t-elle accorder à l’imagination, à la sensibilité et à ceux qui façonnent les œuvres qui marqueront ensuite toute une génération ?

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Sources: JDBN – gov.ieReutersThe Guardian – Crédit visuel: Depositphotos