Il y a parfois des informations qui ressurgissent comme des nouveautés… alors qu’elles datent de plusieurs années.
Le congé menstruel payé en Espagne est de celles-là. Adoptée en février 2023, cette mesure continue aujourd’hui de faire des tours de réseaux sociaux, régulièrement présentée comme une actualité brûlante.

Mais au-delà du brouhaha numérique, une réalité demeure : l’Espagne reste le seul pays d’Europe à avoir officiellement reconnu les douleurs menstruelles sévères comme un motif d’arrêt de travail indemnisé.
Une avancée majeure, pionnière, et toujours isolée.


Une loi de 2023 relancée à l’infini par le sensationnalisme digital

La loi espagnole autorise jusqu’à trois jours d’arrêt par mois, extensibles à cinq jours en cas de douleurs aiguës, pris en charge par la Sécurité sociale.
Ce texte n’a rien de neuf : il a été voté, commenté, analysé, intégré aux politiques de santé… il y a deux ans.

Pourtant, les réseaux sociaux aiment parfois relancer ce qu’ils n’ont jamais vraiment lu, ni contextualisé.
Résultat : une mesure ancienne se retrouve présentée comme une nouveauté, au risque d’embrouiller le débat public et de masquer les vraies questions.

Car oui : la santé menstruelle mérite mieux que des “breaking news” recyclées.


L’Europe reste immobile

Depuis 2023, aucun autre pays européen n’a adopté un congé menstruel au niveau national.
Les discussions existent — souvent passionnées — mais elles peinent à dépasser le stade du débat sociétal.

L’Espagne, elle, a tranché :
• les douleurs menstruelles sévères sont un enjeu médical,
• elles peuvent nécessiter un arrêt temporaire,
• et il revient à la collectivité, non à l’employeur, de soutenir les personnes concernées.

Cette position claire contraste avec l’hésitation qui domine encore ailleurs en Europe.


Une reconnaissance nécessaire, au-delà de la date du vote

Si cette loi refait surface régulièrement, c’est aussi parce qu’elle touche à un sujet longtemps passé sous silence :
la douleur menstruelle, qu’elle soit liée à la dysménorrhée, à l’endométriose ou à d’autres troubles, est une réalité qui impacte le quotidien de millions de femmes.

Reconnaître cette douleur, ce n’est pas créer un privilège.
C’est admettre un fait biologique, social et médical.
C’est permettre à celles qui traversent des journées invalidantes de le faire sans honte, sans culpabilité, et sans devoir “tenir bon” coûte que coûte.


Pourquoi cette loi continue d’être un repère

Même ancienne, la mesure espagnole reste un jalon essentiel.
Elle rappelle que le monde du travail doit évoluer avec les corps, et non contre eux.
Elle montre qu’une politique publique peut intégrer la santé menstruelle sans tomber dans la caricature ou la stigmatisation.

Et surtout, elle nous invite à une chose simple :
ne pas confondre “nouveauté virale” et information.
Certaines avancées n’ont pas besoin d’être repeintes en actualité fraîche pour rester pertinentes.
Elles ont seulement besoin d’être comprises.

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Sources: Le JDBN – Le Figaro – Actu Juridique – Gouvernement espagnol – Études internationales sur les politiques de santé menstruelle – Crédits photos : Depositphotos