Par Sophie Denis, Fondatrice du JDBN

En ce dernier jour d’été, je vais vous écrire comme une mère écrit à ses enfants lorsque les mots ordinaires deviennent trop petits.

Quel monde vais-je vous laisser, mes amours ?

Les pragmatiques diront :
« Avançons au jour le jour. »

Les pessimistes diront :
« On va tous mourir. »

Les cyniques diront :
« Fallait pas faire de gosses, c’est égoïste. »

Les optimistes diront :
« On va bien finir par s’en sortir. »

Et puis il y a moi.

Moi qui vous dis :

Jamais je ne regretterai de vous avoir mises au monde.

Parce que vous êtes mon inspiration.
Ma motivation pour changer le monde.
Les forces fraîches et saines du futur.
Les anges qui nous protègent autant que nous vous protégeons.
Celles qui nous obligent à regarder plus loin que nos peurs, plus haut que nos habitudes, plus grand que nous-mêmes.

Merci, mes amours.

Je vous aime.

Et au moment où l’été s’efface pour laisser entrer l’automne, je comprends que cette saison porte précisément la réponse à ma question.

L’automne vient nous demander ce que nous allons transmettre

L’automne possède une réputation injuste.

On l’associe aux jours qui raccourcissent, au froid qui approche, aux arbres qui se dépouillent. Pourtant, sur le plan spirituel, l’automne représente une saison souveraine. Celle du bilan, de la récolte et de la transmission.

Au printemps, nous semons.
En été, nous déployons.
En automne, nous découvrons ce que nos choix ont réellement produit.

La récolte parle avec une franchise absolue.

Elle révèle ce que nous avons nourri, ce que nous avons négligé, ce qui a poussé malgré les tempêtes et ce qui mérite désormais toute notre attention.

L’automne nous place devant cette question essentielle :

Qu’avons-nous cultivé que nos enfants pourront récolter après nous ?

Nos choix deviennent leur terre.
Nos paroles deviennent leur climat intérieur.
Nos combats deviennent leurs droits.
Nos renoncements deviennent parfois leurs fardeaux.
Notre courage devient leur mémoire.

Voilà pourquoi l’automne dépasse largement le folklore des feuilles rousses et des boissons à la cannelle. Il nous convoque. Il nous demande de regarder notre vie comme un héritage déjà en cours d’écriture.

Les arbres accomplissent un acte de confiance

Un arbre qui perd ses feuilles renonce à une partie de sa splendeur visible pour préserver sa force vitale.

Il concentre son énergie. Il prépare ses bourgeons. Il protège déjà un printemps que personne ne peut encore voir.

Quel enseignement extraordinaire.

La spiritualité de l’automne tient dans ce geste : prendre soin de ce qui existe encore à l’état invisible.

Une idée.
Une vocation.
Une guérison.
Une nouvelle façon d’aimer.
Un projet capable de servir les autres.
Un avenir que les informations du jour rendent parfois difficile à imaginer.

L’arbre ignore tout du calendrier des hommes. Pourtant, au cœur même de son dépouillement, il prépare la suite.

Il ne confond jamais ce qui tombe avec ce qui meurt.

La feuille achève sa mission. La sève poursuit la sienne.

Nous aussi, nous pouvons regarder ce qui quitte notre vie et nous demander : quelle énergie revient aujourd’hui vers l’essentiel ?

L’automne remet la lumière à sa juste place

Nous avons appris à célébrer la lumière et à craindre l’obscurité. Pourtant, une vie entièrement exposée finit par s’épuiser.

Tout ce qui grandit traverse une phase souterraine.

La graine travaille dans la terre.
L’enfant se forme dans le secret du ventre.
L’intuition apparaît dans le silence.
Les grandes décisions mûrissent loin du bruit.
Les transformations profondes commencent souvent avant que nous sachions les nommer.

L’automne nous rend cette part cachée.

Il nous rappelle que l’invisible reste actif, fécond et puissant. Certaines périodes demandent moins de démonstration et davantage d’écoute. Moins de dispersion et davantage de présence. Moins de bruit autour de soi afin d’entendre ce qui cherche à naître en soi.

L’obscurité automnale représente alors une chambre de gestation.

Elle accueille ce que notre agitation empêchait d’exister.

Trier devient un acte spirituel

L’automne possède aussi une intelligence tranchante.

Il sépare le fruit de la branche, la graine de l’enveloppe, l’essentiel du décor.

Cette saison nous invite à retrouver notre discernement.

Quelles relations nourrissent réellement notre âme ?
Quelles habitudes consomment notre énergie ?
Quelles fidélités appartiennent à une ancienne version de nous-mêmes ?
Quelles colères protègent encore une blessure devenue trop lourde ?
Quelles convictions méritent d’être transmises ?

Le véritable tri spirituel consiste à reprendre la responsabilité de son espace intérieur.

Tout ne mérite pas une place dans notre maison, notre esprit ou notre avenir. Chaque pensée entretenue devient une direction. Chaque parole répétée devient une empreinte. Chaque peur nourrie finit par réclamer une part de notre pouvoir.

L’automne nous apprend à choisir consciemment ce que nous emporterons dans la saison suivante.

Récolter signifie reconnaître

Nos sociétés savent produire, accélérer, consommer, remplacer. L’automne nous enseigne un autre mouvement : reconnaître.

Reconnaître les personnes qui nous ont soutenus.
Reconnaître les chemins parcourus.
Reconnaître les épreuves qui ont révélé notre force.
Reconnaître les joies discrètes qui ont sauvé certaines journées.
Reconnaître tout ce qui existe déjà avant de réclamer davantage à la vie.

La gratitude automnale possède une puissance particulière. Elle ressemble moins à une formule répétée qu’à un inventaire sacré.

Elle dit :

Je vois ce qui m’a été donné.
Je mesure ce que cela m’a coûté.
Je décide de ce que j’en ferai.

Remercier devient alors une façon d’honorer la matière même de notre existence.

Nos enfants représentent le printemps que nous préparons

Quel monde vais-je vous laisser, mes amours ?

Je pourrais vous répondre avec des chiffres, des prévisions et des scénarios. Je pourrais compter les crises, mesurer les menaces et dresser la liste de tout ce que notre époque abîme.

Je préfère vous répondre avec un engagement.

Je veux vous laisser un monde dans lequel la sensibilité sera reconnue comme une force. Un monde où l’intuition retrouvera sa place auprès de l’intelligence. Un monde où prendre soin deviendra un signe de puissance. Un monde où réussir signifiera aussi protéger, transmettre, réparer et élever.

Je veux vous laisser des arbres, des livres, des idées libres, des repas partagés, des éclats de rire et la certitude que votre voix compte.

Je veux vous laisser la permission de recommencer.

Je veux surtout vous transmettre l’envie de participer à ce monde plutôt que de le subir.

Car vous appartenez à cette génération capable de transformer nos vieux réflexes en conscience nouvelle. Vous voyez déjà ce que nous avons mis trop longtemps à comprendre. Vous sentez ce qui sonne faux. Vous refusez certaines violences devenues ordinaires. Vous portez en vous une manière plus entière d’habiter la Terre.

Vous êtes les moteurs frais et sains du futur.

L’avenir commence par ce que nous nourrissons aujourd’hui

L’automne vient nous rappeler que toute récolte future dépend d’un soin présent.

Le monde de demain grandit déjà dans notre manière de parler aux enfants, de traiter les plus fragiles, de respecter le vivant, de partager les ressources, de raconter l’actualité et de choisir ce que nous mettons en lumière.

Chaque geste dépose une graine dans l’époque.

Élever un enfant avec amour constitue un acte de foi immense. Créer, transmettre, soigner, informer, défendre, réparer et espérer représentent autant de façons de préparer le printemps.

Alors, mes amours, voici ma réponse :

Je vous laisserai un monde imparfait, vivant, bouleversé, encore capable de beauté et rempli de chemins à inventer.

Je vous laisserai aussi tout ce que j’aurai réussi à aimer, à protéger et à transformer.

Je vous laisserai mes combats.

Je vous laisserai ma foi en vous.

Et lorsque viendra votre tour de traverser l’automne, souvenez-vous que les arbres se dépouillent parce qu’ils connaissent déjà le secret du printemps.

Merci d’être venues au monde.
Merci de me donner chaque jour une raison supplémentaire de vouloir le rendre meilleur.

Je vous aime.

Attention : selon la loi de l’abondance, garder une bonne nouvelle pour soi pourrait bloquer votre karma. Partagez cet article… par pure prudence cosmique.

📱 Offrons au monde l’application qui fait du bien

Depuis 2014, le Journal des Bonnes Nouvelles prouve chaque jour qu’une autre information est possible.

Aujourd’hui, nous souhaitons aller encore plus loin avec une application mobile gratuite, sans violence, sans anxiété permanente, qui rassemble enfin les bonnes nouvelles du monde entier au même endroit.

Ce projet existe grâce à vous.

👉 Si vous souhaitez nous aider à lui donner vie, vous pouvez participer à notre collecte :

Je soutiens l’application du Journal des Bonnes Nouvelles

Chaque contribution, même symbolique, nous rapproche de cette belle aventure.

Merci de faire partie de celles et ceux qui choisissent de partager le positif.

🚀 Faites connaître votre entreprise, votre livre ou votre projet

Depuis plus de 12 ans, le Journal des Bonnes Nouvelles accompagne les entreprises, auteurs, associations et entrepreneurs qui souhaitent toucher une audience engagée à travers un média positif, indépendant et optimisé pour le référencement.

Notre Offre Découverte à 490 € vous permet de publier un article avec un lien vers votre site, puis de bénéficier d’une visibilité auprès de notre communauté.

👉 Vous souhaitez présenter votre projet ou découvrir nos solutions de communication ?

Contactez la rédaction du Journal des Bonnes Nouvelles

Parce que les belles initiatives méritent d’être connues.

Sources: Texte : Sophie Denis – Visuel : Le Journal des Bonnes Nouvelles