Hier soir, au Palais des Festivals de Cannes, le World AI Film Festival 2026 a ouvert sa nouvelle édition dans une atmosphère rare, presque suspendue. Il y avait du violet sur le tapis, de l’émotion dans l’air, des figures majeures du cinéma, de la technologie et de la création… et cette sensation très particulière d’assister à quelque chose qui dépasse le simple cadre d’un festival.

Avec près de 5 500 films reçus et plus de 80 pays représentés, le WAiFF 2026 confirme son statut de référence mondiale dans le domaine des nouvelles écritures audiovisuelles.

Placée sous l’égide de Charles Ange Ginésy, Président du Département des Alpes-Maritimes et de la Maison de l’Intelligence Artificielle, ainsi que de David Lisnard, Maire de Cannes, cette édition marque un ancrage institutionnel fort. Comme l’a souligné son fondateur Marco Landi, sans leur engagement, rien de tout cela n’aurait été possible. Pour de nombreux créateurs venus du monde entier, présenter leur œuvre à Cannes représente une finalité ultime, quasiment un Graal.

Quelques chiffres donnent la mesure de cette ambition internationale :

Chiffres clés du WAiFF 2026

  • 5 474 films reçus
  • Plus de 80 pays représentés, parmi lesquels la Chine, la Corée, le Japon, le Brésil, la France, les États-Unis ou encore l’Inde
  • 412 films pré-sélectionnés pour la grande finale organisée à Cannes

Le JDBN était présent pour vivre cette soirée d’ouverture du WAiFF, et le mot qui revient sans cesse est simple : magique.

Monter les marches du tapis violet au Palais des Festivals… Ce moment avait quelque chose de profondément symbolique. Cannes, ville de cinéma par excellence, ouvre en grand une nouvelle conversation : celle de l’art, de l’imaginaire et de l’intelligence artificielle. Une IA qui accompagne, qui amplifie, qui ouvre des portes.

Le grand moment d’émotion de la soirée a sans doute été cet hommage porté par l’Orchestre symphonique de Séoul, lorsque le Boléro de Ravel a résonné devant une projection célébrant les films de Claude Lelouch. Un instant d’une intensité rare, accueilli par une salle saisie. Puis sont venus ses mots. Des mots intelligents, sensibles, visionnaires :

« On ne se rend pas compte à quel point cet instrument extraordinaire va changer l’histoire du monde.

C’est peut-être le plus grand événement du siècle. (…)

Je ne pensais pas avoir la chance de plonger dans cet univers absolument incroyable qui fait que, grâce à l’IA, on va pouvoir rêver peut-être encore un peu plus que d’habitude car on ne meurt jamais d’une overdose de rêve.

Mais moi qui aime les acteurs, je leur dois tout.

Un metteur en scène sans les acteurs ne sert à rien.

Je dois leur dire que jamais, jamais, jamais, on ne pourra les remplacer. Jamais. (…) Quand on va pouvoir mélanger tout ça, on ira encore plus haut dans le cinéma.

Merci au cinéma de m’avoir permis de vivre 70 ans d’une grande histoire d’amour (…) Nous n’avons jamais eu d’outils aussi formidables pour fabriquer un monde nouveau, sauf si des imbéciles précipitent la fin du monde. »
— Claude Lelouch

Cette intervention a déclenché une standing ovation spontanée, révélant une évidence : la technologie n’efface pas l’humain, elle en prolonge l’expression lorsqu’elle est utilisée avec discernement.

Et c’est précisément là que le WAiFF trouve sa justesse.

Le message porté par le festival est clair : lorsqu’elle est maîtrisée, l’intelligence artificielle devient un levier créatif et non une menace. Elle ouvre de nouveaux territoires narratifs et élargit les moyens d’expression.

Comme l’a rappelé l’un des ambassadeurs du WAiFF, Jean-Michel Jarre, chaque grande innovation a d’abord suscité des inquiétudes avant d’être pleinement adoptée. Le cinéma a inquiété les photographes, le CD a inquiété le vinyle, la musique électronique a inquiété les instruments traditionnels. Et pourtant, l’art n’a jamais cessé d’évoluer.

Ce qui se dessine aujourd’hui ressemble à une nouvelle étape, une transformation qui enrichit davantage qu’elle ne remplace.

Au cœur de cette dynamique, Marco Landi, ancien président d’Apple et figure majeure de l’écosystème technologique européen, incarne une vision résolument humaniste. Passionné et engagé, il défend depuis des années une approche éthique des technologies, où innovation et responsabilité avancent ensemble. À travers l’Institut EuropIA, basé à Sophia Antipolis, il encourage une utilisation consciente et créative de ces nouveaux outils.

Autour de lui, une équipe engagée (direction artistique, partenaires et créateurs) contribue à structurer ce dialogue inédit entre narration audiovisuelle et technologies émergentes.

Le WAiFF 2026 propose ainsi une vision ambitieuse : un cinéma capable de relier les cultures, les générations et les formats. Un espace où les frontières entre disciplines deviennent des passerelles. Où l’imagination s’étend sans renoncer à l’exigence artistique.

Il reste aujourd’hui pour en profiter

Aujourd’hui, mercredi 22 avril, les Cannois et tous ceux qui le souhaitent peuvent encore découvrir gratuitement une partie du festival au cinéma Les Arcades, à Cannes.

Télécharger le programme WAiFF 2026 – Cinéma Les Arcades

Cette ouverture au public rappelle une chose essentielle : la création artistique reste au centre de cette transformation.

Et au JDBN, cette conviction nous parle profondément.

Depuis toujours, nous mettons en lumière les idées qui élèvent, les œuvres qui inspirent et les talents qui ouvrent de nouvelles perspectives. La créativité n’est pas un supplément d’âme. Elle constitue l’ADN même du journal.

Voir Cannes accueillir un événement qui relie innovation, culture et imagination n’est pas anodin. C’est un signal fort.

Oui, l’avenir est déjà en mouvement.
Oui, il devra être encadré et réfléchi.
Utilisé avec intelligence, ce nouvel outil peut enrichir la création et nourrir l’envie d’un avenir de l’humanité positif.

Dans un monde saturé de craintes, de peurs irrationnelles, cela mérite d’être affirmé avec confiance.

Vive l’IA.
Vive le Cinéma.
Vive l’Imagination Augmentée.

Sophie Denis, Médium et Fondatrice du JDBN.

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Sources : JDBN – World AI Film Festival (WAiFF) – Département des Alpes-Maritimes – Palais des Festivals de Cannes – Crédits visuels : JDBN – Département des Alpes-Maritimes