La Relève et la Peste publie…

« 500 hectares… Il y a de quoi avoir des animaux en liberté, et des gens qui oublient la cité pour être eux aussi en liberté. »

Une nature sauvage, libre et préservée

« On va créer un lieu unique en France. Un lieu où vous pourrez venir observer et contempler la nature, une nature sauvage, libre et préservée. »

Ce sont les mots de Gregory Delhomme pour décrire le nouveau projet de l’ASPAS.

Après les 5 réserves de Vie Sauvage créées dans la Drôme, l’Hérault et les Côtes d’Armor, l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages s’est lancé un nouveau défi : acquérir près de 500 hectares dans le Vercors.

La libre naturalité

«Une Réserve de Vie Sauvage est un espace naturel dont la gestion est la non-gestion, ou la libre naturalité. L’objectif est de reconstituer des îlots de nature intacte, des zones de quiétude pour la faune et de naturalité pour la végétation.» explique l’association.

Crédit Photo : Charl van Rooy

« Grâce à la libre évolution, une forêt va pouvoir s’épanouir. », ajoute Gilbert Cochet, scientifique et administrateur de l’ASPAS. « Toutes les espèces vont pouvoir se développer, les arbres vont pouvoir grandir. On va avoir une diversité d’habitats et une biodiversité vraiment très riche. »

Un lieu unique

Pourquoi le Vercors ? « Ce terrain a plusieurs aspects exceptionnels » répond la scientifique Béatrice Kremer-Cochet. « D’abord, c’est une très grande surface d’un seul tenant, ce qui est extrêmement rare. Ensuite, c’est un endroit qui est déjà très riche en animaux et notamment en grands ongulés comme le cerf. »

La zone héberge aussi loups, renards, sangliers, aigles, gypaètes, vautours, mustélidés, libellules peu communes, et « une foule d’insectes devenus rares ». L’objectif est de mettre cette faune à l’abri de la chasse.

« 500 hectares… Il y a de quoi avoir des animaux en liberté, et des gens qui oublient la cité pour être eux aussi en liberté. », s’enthousiasme Jacques Perrin, auteur et réalisateur.

En attendant, l’ASPAS a besoin de soutien. Elle ne reçoit aucun fond de l’Etat, souhaitant « ne rendre de comptes qu’à ses quelque 10 000 adhérents et donateurs. ». Une campagne de financement a donc été lancée sur Helloasso, dans le but de récolter 100 000 € en complément des dons des mécènes. Un compromis de vente de 2,2 millions d’euros a été signé, et l’association a jusque fin novembre pour réunir la somme.

crédit photo: pixabay