Le Conseil départemental du Tarn va signer lors du vote du Budget primitif de jeudi 28 et vendredi 29 mars, la charte d’engagement “Villes &Territoires sans perturbateurs endocriniens”. C’est le premier département à s’engager dans cette démarche.

Cette charte “Villes & Territoires sans perturbateurs endocriniens”est document élaboré par l’association RES (Réseau Environnement Santé) dont le but est clair : protéger la population et les écosystèmes de l’exposition aux perturbateurs endocriniens.

L’expression perturbateur endocrinien a été créée en 1991 et désigne toute molécule ou agent chimique causant des anomalies physiologiques et notamment reproductives. Des perturbateurs que l’on trouve partout : dans les aliments non-biologique, dans les produits sanitaires, les produits d’entretiens, les peintures ect… 

Les collèges en première ligne 

Le Conseil départemental du Tarn s’engage donc à mettre en place dans l’année en cours, un plan qui vise à restreindre dans un premier temps, puis éliminer à terme, l’usage des produits qui contiennent ces perturbateurs endocriniens. Dans cette lutte, les collèges seront au premier plan puisqu’ils sont gérés par le département. A la cantine, la présence des produits bio va prendre de l’ampleur et à terme l’usage de matériels pour cuisiner et chauffer comportant des perturbateurs endocriniens sera interdit. 

L’idée c’est que la commande publique donne envie aux industriels de s’engager. A terme, le département voudrait même une clause “sans perturbateur” dans ces marchés publics.

“On le voit, l’espérance de vie stagne en France. Il nous semblait intéressant de sensibiliser nos concitoyens aux perturbateurs endocriniens” – Christophe Ramond, le président du conseil départemental du Tarn

L’information de la population, des professionnels de santé ou de la petite enfance sera favorisée via des conférences annuels. De ce coté-là, il y a encore sans doute beaucoup de travail. De nombreux Tarnais ne savent pas ce que sont ces molécules invisibles qui  perturbent la santé. 

Source – crédit photo: Les perturbateurs endocriniens se nichent partout : nourriture, cosmétiques, produits ménagers, objets en plastique…VOISIN/PHANIE