En août 2025, le Guatemala a pris une décision historique : mettre un terme à l’exploitation de son principal champ pétrolier situé au cœur de la plus grande forêt tropicale d’Amérique centrale. Une victoire pour la biodiversité, mais aussi un signal fort envoyé au reste du monde.
Pendant plusieurs décennies, le champ pétrolier de Xan a fonctionné au sein du parc national Laguna del Tigre, dans la Réserve de biosphère maya. Une situation régulièrement dénoncée par les scientifiques et les organisations de protection de la nature, qui alertaient sur la fragilité exceptionnelle de cet écosystème.
Aujourd’hui, cette page se tourne.
Un sanctuaire naturel d’une richesse exceptionnelle
La Réserve de biosphère maya couvre plus de deux millions d’hectares de forêts tropicales. Elle constitue l’un des derniers grands refuges de nombreuses espèces menacées.
Parmi elles figurent :
- le jaguar, plus grand félin des Amériques ;
- l’ara rouge, dont les populations ont fortement diminué ;
- le tapir de Baird ;
- le puma ;
- plusieurs espèces de singes ;
- des centaines d’espèces d’oiseaux, de reptiles et d’amphibiens.
Cette immense forêt joue également un rôle majeur dans le stockage du carbone et la régulation du climat régional.

Une décision qui dépasse la protection animale
Contrairement à ce que certaines publications laissent entendre, le Guatemala n’a pas arrêté les forages uniquement pour sauver les jaguars.
Le gouvernement a expliqué vouloir restaurer l’ensemble du parc national, réduire les risques de pollution, renforcer la lutte contre la déforestation et préserver un patrimoine naturel unique.
Le champ pétrolier arrivait également en fin de vie, ce qui a facilité cette transition.
Résultat : l’exploitation a officiellement cessé et les autorités ont lancé des programmes de restauration écologique.
Une bonne nouvelle pour toute la planète
Chaque forêt préservée représente une victoire bien au-delà des frontières du pays concerné.
Les forêts tropicales :
- captent d’importantes quantités de CO₂ ;
- régulent le cycle de l’eau ;
- protègent des milliers d’espèces ;
- contribuent à limiter les effets du changement climatique.
Préserver ces espaces, c’est aussi protéger les générations futures.
Un exemple qui inspire
À l’heure où de nombreux pays cherchent à concilier développement économique et protection de l’environnement, la décision du Guatemala montre qu’un changement de cap est possible.
Abandonner progressivement une activité industrielle au profit de la préservation d’un patrimoine naturel exceptionnel constitue un choix fort, qui pourrait inspirer d’autres nations disposant de zones naturelles sensibles.
Les jaguars, les aras rouges… mais aussi des centaines d’autres espèces invisibles du grand public pourraient désormais bénéficier d’un environnement plus préservé.
Une excellente nouvelle pour la biodiversité mondiale.
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Sources : JDBN – Gouvernement du Guatemala – Ministère de l’Environnement – Agence Guatémaltèque d’Information (AGN) – UNESCO – Réserve de biosphère maya – Crédits visuels: Depositphotos



















