RÉSUMÉ

Qu’est-ce que l’adolescence ? Que se passe-t-il dans la tête d’un adolescent ? Comment lui parler ? Complet, ce guide de référence accompagne les parents au quotidien en répondant à toutes leurs questions. Ainsi, vous saurez parler de sexualité, de drogue, de médias… Mais vous saurez aussi gérer chagrins d’amour, troubles alimentaires, sorties, etc.

Chaque question fait l’objet d’un décryptage et suggère des solutions. Vous trouverez également, en fin d’ouvrage, des adresses utiles pour prolonger votre lecture et, au besoin, engager des démarches.

L’AUTEUR

Michel Fize est sociologue, retraité du CNRS, coach parental et écrivain. Il est spécialiste des questions d’adolescence, de jeunesse et de famille. Il est déjà l’auteur d’une trentaine d’ouvrages sur ces sujets.

EXTRAIT

« On dit encore couramment que l’adolescence est le temps de la « construction » de l’identité, quelle drôle d’idée ! N’en avait-il pas une auparavant ? Nous retrouvons ici la vilaine idée de « rupture » qui marquerait le passage de l’enfance à ce deuxième âge de la vie.
De fait, l’adolescent ne construit rien, ne fait table rase de rien, il se borne à conforter son identité antérieure, à l’enrichir de ses nouvelles capacités. Il est vrai que, dans les premiers temps de son adolescence, cette consolidation identitaire passe par une phase d’identification, non pas à l’« adulte-parent » comme autrefois, non pas au « père tout- puissant », mais aux « grands pairs » bienveillants.
Contrairement à l’enfant qui pense longtemps comme ses parents, ce qui explique l’absence de tout conflit avec eux, l’adolescent, armé de nouvelles capacités intellectuelles, découvre qu’il peut désormais penser par lui-même.
Pouvoir s’affirmer est le premier désir et la première préoccupation de l’adolescent. Ayant découvert qu’il avait une « pensée propre », distincte de celle de ses parents, il veut naturellement les prendre à témoin de son nouveau « pouvoir ». Ce n’est pas simple. Ces derniers préfèrent souvent que leur « enfant » continue à penser comme eux. Voici précisément le piège dans lequel se retrouve enfermé l’adolescent. Ne pouvant s’affirmer, il ne va avoir d’autre choix, pour se faire entendre, que de « s’opposer ». C’est l’ « opposition réactive ». »

Source: JDBN – crédit photo: montage JDBN – pixabay