L’un des écosystèmes les plus riches du monde pourrait bien disparaître.

La biodiversité du 101ème département français, Mayotte, est en danger. En cause : Un braconnage totalement débridé. Le 30 juin dernier, l’association Sea Shepherd a lancé une nouvelle opération coup de poing pour défendre ces espèces menacées.

Face à l’urgence, Sea Shepherd lance l’Opération Nyamba

En 2016, les chiffres officiels parlaient de 230 tortues braconnées sur les plages de Mayotte, mais elles pourraient être beaucoup plus nombreuses en réalité. L’économie de la pêche et ses logiques de marché entraînent une spéculation sur les espèces protégées, rares, et donc chères. La tortue marine ne fait pas exception, sa chair se vend à prix d’or sur les marchés noirs, et les massacres sont quotidiens à Mayotte. Alertée par des mahorais déplorant le manque de moyens et l’indifférence de la métropole, l’association a lancé l’opération Nyamba, tortue en mahorais. Les bénévoles de Sea shepherd se déploient sur les plages, afin d’apporter soutien et expertise aux pouvoirs publics et aux citoyens désireux d’intercepter ces actes de barbarie. Cette initiative est soutenue par des milliers de personnes sur le moteur de recherche www.lilo.org 

En mer ou sur terre, même procédé

Sea Shepherd, c’est l’ONG de Paul Watson, ancien cofondateur de Greenpeace. Depuis 40 ans, l’association sillone les océans et œuvre pour la protection des écosystèmes marins avec un mode opératoire qui a fait sa renommée : L’intervention sur le terrain, et l’interception directe des actes criminels. Autrement dit, quand l’étendard du Sea Shepherd apparait, les braconniers fuient. Depuis juin, les pirates sont à terre mais le principe est le même. Plus de 70 patrouilles ont été réalisées sur les plages de Mayotte depuis le lancement de l’opération, et le nombre de bénévoles grossit chaque jour.  La richesse de la biodiversité mahoraise se caractérise par un grand nombre d’espèces marines, et les tortues sont présentes sur de nombreuses plages, pas toutes protégées. Le risque est donc que les braconneurs ne se déplacent au lieu de fuir.

Un processus de long terme

Chaque année, des milliers de personnes viennent assister à la ponte des tortues à Mayotte. Si le tourisme est l’une des principales sources de revenu du département d’outre-mer, les mahorais pourraient bien perdre leur attraction phare en ne faisant rien pour les protéger. La disparition des tortues serait donc une catastrophe à plusieurs échelles, écologique et économique. Pour Sea Shepherd, l’objectif de moyen terme est  de mobiliser et organiser les forces vives sur place pour que la protection de l’environnement s’enracine localement.

Que pouvons-nous faire ? 

Pour l’association, c’est donc un nouveau combat qui commence, auquel chacun peut contribuer à sa manière. Comme le rappelle Paul Watson, agir pour la préservation des océans, cela commence tout simplement par le choix de ce que l’on met dans son assiette. 

Propager cette information est également vital pour inciter les gouvernements à agir. Enfin, vous pouvez également soutenir gratuitement cette action sur le moteur de recherche Lilo.org.

crédit photo: Lilo