Pendant que de nombreux pays débattent encore de leur transition énergétique, le Costa Rica avance, sans tapage.
Depuis plusieurs années, ce petit pays d’Amérique centrale produit quasi 100 % de son électricité à partir de sources renouvelables, grâce à un mix reposant principalement sur l’hydroélectricité, complété par l’éolien, la géothermie et le solaire.
Une performance remarquable, d’autant plus notable qu’elle s’inscrit dans la durée. Certaines années, le Costa Rica atteint près de 100 % d’électricité renouvelable sur l’ensemble de son réseau, sans recourir massivement aux énergies fossiles pour assurer la continuité de service.
Une transition inscrite dans le temps long
Ce résultat n’est ni un coup de communication ni un miracle technologique. Il est le fruit de décisions politiques cohérentes, prises sur plusieurs décennies, et d’un choix assumé : investir dans les ressources naturelles locales plutôt que dans les énergies importées.
Le Costa Rica a ainsi fait de son relief, de ses rivières et de son activité volcanique des alliés énergétiques, tout en développant progressivement des solutions complémentaires pour sécuriser son réseau.
Qu’en est-il de l’indépendance alimentaire ?
Si le pays est souvent cité comme un modèle écologique, une nuance s’impose.
Le Costa Rica n’est pas totalement indépendant sur le plan alimentaire, mais il dispose d’une agriculture locale solide et diversifiée. Il produit une grande partie de ses fruits, légumes, riz, café ou bananes, tout en important certains produits, notamment des céréales comme le blé ou des aliments transformés.
Plutôt qu’une autosuffisance totale, le pays a fait le choix d’un équilibre entre production locale et échanges maîtrisés, limitant ainsi sa vulnérabilité sans chercher l’isolement.
Un contraste révélateur à l’échelle mondiale
Le cas du Costa Rica reste aujourd’hui une exception.
À l’échelle mondiale, de nombreux pays ont encore un long chemin à parcourir en matière d’électricité renouvelable.
À titre de comparaison, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité se situe autour de :
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20 à 25 % aux États-Unis,
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environ 30 % en France,
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près de 50 % en Allemagne,
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entre 25 et 35 % en Chine et en Inde, malgré des investissements massifs.
Ces chiffres rappellent que la transition énergétique est un processus lent, complexe et inégal, fortement dépendant des choix politiques, des ressources naturelles et des modèles économiques.
Dans ce contexte, l’expérience du Costa Rica ne se veut pas un modèle universel, mais une preuve concrète qu’une autre trajectoire est possible, à condition de s’inscrire dans le temps long.
La bonne nouvelle
La transition écologique n’est pas qu’un concept théorique ou un objectif lointain.
Elle existe déjà, à taille humaine, dans des pays qui ont fait le choix de la cohérence, de la continuité et du pragmatismeplutôt que du court terme.
Sans se présenter comme parfait, le Costa Rica montre qu’il est possible de repenser notre rapport à l’énergie — et au vivant — sans renoncer au confort ni à la stabilité.
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Sources: JDBN – AP News – International Energy Agency (IEA) – World Bank – données énergétiques nationales du Costa Rica – comparaisons internationales sur la part d’électricité renouvelable – Crédits visuels: DepositPhotos






















