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Caracas (AFP) – Quelque 600 portraits en noir et blanc d’habitants sont exposés depuis mardi dans le secteur de San Blas de l’immense quartier populaire de Petaré de Caracas, réputé hyper-violent.

Ces grands portraits de 3 mètres sur 2 mètres ont été accrochés ici près d’un terrain de sports, là sur une petite place, là encore à des murs de San Blas, entre les habitations construites de manière anarchique les unes sur les autres de ce sous-quartier de Petaré, souvent qualifié de plus grand bidonville d’Amérique du sud.

L’opération a été organisée par la fondation Inside Out de l’artiste français JR.

« L’idée est de faire ressortir à l’extérieur, dans le monde entier, ce qu’il y a de bon du quartier: inside out (dedans, dehors) », souligne le photographe Juan Calero, directeur du projet, qui a signé une partie des clichés.

Il a aussi fait appel à des photographes vénézuéliens, et certains du quartier. « On n’entend que les mauvaises choses de Petaré. (Le projet) donne une image positive du quartier à travers l’art et la photographie », ajoute-t-il.

« Ce sont tous des gens de la communauté. J’ai pleuré d’émotion,je n’avais jamais vu une image si immense de moi », confie Eilyn Gutierrez, 40 ans, « styliste, cuisinière et activiste », en posant devant son image placardée sur une guérite.

« Le projet est excellent pour montrer que dans cette communauté comme dans beaucoup d’autres, il y a du talent à exploiter, de l’art à sortir, et beaucoup de potentiel », dit-elle.

« Le quartier, conclut-elle, ce n’est pas seulement le mauvais. Il y a des bonnes choses, il suffit de nous donner l’opportunité de nous connaitre ».

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