Plonger dans l’univers du Sensei Festival, c’est découvrir l’énergie d’Aurore Angélique Pecrix, une femme lumineuse qui incarne à elle seule l’esprit du bien-être festif. Avec sa joie communicative, son ouverture et son sens du détail, elle a su transformer le Lagon de Mandelieu-La Napoule en un lieu magique, où chaque décor, chaque sourire et chaque rencontre créent une parenthèse hors du temps.
Aux côtés de ma fille Brooke, qui a brillamment joué la Community Manager pour l’occasion 😉, j’ai eu la chance de partager un moment privilégié avec elle. Une conversation vraie, portée par les mêmes valeurs de partage, d’authenticité et de convivialité qui font toute l’âme de Sensei.
🎤 L’interview
Sophie Denis (JDBN) : Aurore, qu’est-ce qui vous a inspirée à créer le Sensei Festival ? Y a-t-il eu un moment déclencheur ?
Aurore Angélique Pecrix : L’idée m’est venue il y a huit ans, à une époque où j’organisais des retraites bien-être à petite échelle. Je me suis dit : « Pourquoi ne pas ouvrir ça à beaucoup plus de monde ? ». Mon parcours dans l’événementiel, la décoration, l’accueil, mes voyages en Asie ou encore ma découverte de festivals comme Burning Man m’ont donné envie de créer ma propre planète. Sensei est né de ce mélange d’expériences personnelles et professionnelles.
SD : Avant Sensei, quel a été votre chemin de vie ? Vous êtes aussi DJ et passionnée de musique, comment cela nourrit-il votre vision du festival ?
AAP : J’ai travaillé dans l’accueil, puis dans la décoration événementielle pendant dix ans, tout en évoluant comme DJ et en accompagnant des artistes. L’art et la création ont toujours fait partie de moi. Je pense que chacun a une fibre créative : si nous ne l’exprimons pas, nous sommes est malheureux. Sensei reflète cette vision : la musique, la danse, les décors, tout est pensé comme une création collective.
SD : Le Sensei Festival est décrit comme un « festival du bien-être festif ». Comment définiriez-vous cette identité singulière ?
AAP : Pour moi, l’équilibre de la vie, c’est autant de pratiquer le yoga que de partager un apéro. Sensei, c’est entre les deux. C’est d’ailleurs pour ça que nous fermons les portes à minuit : pour ne pas basculer dans les excès. Je ne suis pas là pour juger si certains veulent manger un burger, boire un verre, ou au contraire rester sur une alimentation vegan stricte.
Je crois que nous ne sommes pas tous au même stade de vie : à 20 ans, à 30 ans ou à 50 ans, chacun avance différemment. L’essentiel, c’est d’être cool, ouvert d’esprit, et de bannir le jugement.
SD : Vous insistez beaucoup sur ce mélange des genres. Pouvez-vous nous en dire plus ?
AAP : Oui, parce que c’est l’ADN de Sensei. Nous pouvons faire du yoga et boire une bière ! Et c’est ce que je veux : mélanger deux clientèles. Tu as des festivaliers bohèmes, voyageurs, expérimentaux, et d’autres très chics. Et tout le monde se retrouve le temps d’un week-end, sans codes sociaux.
J’aime voir cette diversité : Plusieurs nationalités, toutes ensemble. Sans barrière, sans jugement, quelle que soit l’apparence. Ce mélange crée une énergie incroyable.
SD : Quelles sont les valeurs essentielles que vous souhaitez transmettre à travers chaque édition ?
AAP : L’amour, la joie, la bonne humeur, la transmission. Quand nous avons trouvé les clés de quelque chose, il ne faut pas les garder pour soi, mais les partager. Je crois aussi à la sororité : les femmes s’entraident de plus en plus, là où autrefois régnait la compétition ou la rivalité. Et c’est magique, parce que ce sont quand même les femmes qui ont créé le monde !
Je ne suis pas féministe au sens militant. Je crois que chacun doit garder sa place : je ne planterai pas un clou, comme je n’aimerais pas voir mon mari plier mes culottes (rires). Mais j’aime cette idée que les femmes se soutiennent entre elles, dans leur force et leur douceur.
SD : Que vit un participant dès son arrivée ? Trois mots pour résumer Sensei ?
AAP : Je dirais : voyage sensoriel, sourire, communauté. Beaucoup arrivent timides, fermés, voire stressés, et repartent transformés. Je les vois danser, rire, maquillés, lumineux… et c’est ça qui me fait vibrer.
SD : Comment choisissez-vous vos intervenants, artistes et ateliers ? Suivez-vous un fil rouge particulier ?
AAP : Je choisis beaucoup au feeling. Ma fibre musicale est très présente, après dix ans passés dans ce milieu. À Sensei, la musique est omniprésente, du matin au soir, dans un style bien précis : house organique, chamanique…
Aujourd’hui, les artistes viennent beaucoup à moi. Je sélectionne à l’intuition, parfois même à la résonance d’une voix au téléphone. Les recommandations, les réseaux sociaux et les vidéos m’aident aussi.
Je construis ensuite la programmation comme une histoire : de 9h à minuit, l’énergie doit monter progressivement, avec des temps forts et des respirations, comme un set de DJ ou une pièce de théâtre. Et quand il y a un moment creux, je relance la scène, je fais intervenir des danseuses… C’est ça, organiser un festival : savoir écrire un voyage collectif.
SD : Organiser un tel événement demande une grande énergie. Comment gardez-vous votre équilibre personnel ?
AAP : J’ai la chance d’avoir un mari depuis plus de 22 ans et un fils merveilleux de 17 ans. Je pars chaque année en Asie pour me ressourcer, c’est essentiel pour moi. Et puis je pratique le yoga, la marche, la natation. Je n’ai pas besoin d’exploits sportifs, j’assume mes limites. Je suis dyslexique, pas souple du tout, et je me perds facilement dans un cours chorégraphié. Mais c’est justement là que je vais chercher d’autres ressources. Nos petits handicaps deviennent nos forces.
SD : Quels souvenirs marquants gardez-vous des éditions précédentes ?
AAP : Chaque édition est différente. L’année du Covid, nous n’avons su que la veille si nous pouvions ouvrir ! L’an dernier, la pluie a bouleversé le décor, mais elle a aussi nettoyé des énergies. Ce qui me touche le plus, c’est de voir les transformations : les gens qui arrivent fermés et repartent rayonnants. Et puis j’adore voir des artistes inconnus repartir lancés dans une nouvelle carrière grâce à Sensei.
SD : Comment voyez-vous l’avenir du Sensei Festival ?
AAP : J’aimerais développer des formats plus petits, comme des « mini-Sensei » dans d’autres festivals. Tout dépendra des opportunités, mais l’essentiel est de rester fidèle à l’esprit originel.
SD : Si vous pouviez inviter une personnalité, vivante ou disparue, qui serait-ce ?
AAP : Ma maman. Elle n’a pas eu la chance de voir ce projet, mais j’espère qu’elle nous regarde de là-haut. Elle aurait été fière, et moi aussi.
SD : Enfin, quel est votre rêve le plus cher pour l’avenir ?
AAP : Que ce qui se passe ici pendant trois jours ne s’arrête pas à ces trois jours. Que chacun reparte avec un peu de cette magie et la fasse vivre au quotidien.
À travers ses mots, Aurore Angélique Pecrix révèle ce qui fait la singularité du Sensei Festival : un espace de liberté, de mélange, de créativité et de partage. Plus qu’un simple rendez-vous, Sensei est un voyage intérieur et collectif, où l’on apprend à se connaître, à rencontrer l’autre et à célébrer la vie… ensemble.
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🔎 Infos pratiques – Sensei Festival #7
📍 Lieu : Le Lagon, Mandelieu-La Napoule (Côte d’Azur)
📅 Dates : du vendredi 5 septembre 2025 (9h00) au dimanche 7 septembre 2025 (minuit)
🎶 Au programme :
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Yoga, méditation, danse, ateliers bien-être et développement personnel
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Concerts live, DJs, musique house organique et chamanique
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Performances artistiques, live painting, installations décoratives
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Espace beauté et massages, marché créateurs et food healthy & festif
💫 Ambiance : un cadre idyllique avec piscine, jardins, chill-out, coucher de soleil magique et une atmosphère unique de convivialité et de partage
🎟️ Billetterie & réservations : directement sur le site officiel Sensei Community
source: Sophie Denis, en exclusivité pour le JDBN – Crédits photos et vidéos: ©JDBN – Brooke Viers – Affiche Sensei – Montage JDBN


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