La salle mythique du Palais des Festivals s’illumine, le son est spectaculaire, enveloppant. Sur le Pink Carpet, les projecteurs s’allument et l’effervescence laisse peu à peu place à un moment suspendu : la cérémonie d’ouverture de la Saison 9 de CANNESERIES peut commencer.
Dans cette atmosphère à la fois glamour et solennelle, la création sérielle internationale est célébrée avec élégance. Les discours qui ponctuent la soirée sont inspirants, portés par une conviction commune : les séries occupent aujourd’hui une place essentielle dans notre imaginaire collectif.
Deux figures majeures sont particulièrement mises à l’honneur ce soir-là.
La star mondiale de la K-pop et actrice Jisoo, véritable icône suivie par des millions de fans à travers le monde, reçoit le Madame Figaro Rising Star Award, sous les applaudissements enthousiastes du public.
Mais l’un des moments les plus attendus de la soirée reste la remise du Prix Konbini de l’Engagement à Richard Gadd, créateur de la série phénomène Mon petit renne, venu présenter en avant-première l’une des œuvres les plus attendues de l’année : Half Man.
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Et puis vient le moment de la première projection.
Le premier épisode de Half Man marque un basculement.
Pendant quelques minutes, la réalité du monde extérieur s’efface. On se déconnecte du quotidien, parfois lourd, parfois trop bruyant. On se laisse emporter ailleurs. On rêve. On ressent.
C’est sans doute là que réside la force de ce festival : rappeler que les séries ne sont pas seulement des divertissements, mais des espaces d’émotion, d’imagination et de réflexion.
Des rencontres qui donnent vie au festival
Au-delà du glamour et des projections très attendues, ce sont souvent les rencontres humaines qui donnent toute sa saveur à un festival comme CANNESERIES.
Parmi celles qui marquent, impossible de ne pas évoquer l’équipe de la série Putain de soirée, portée notamment par Roman Doduik et Léo Vazzoler.
Accessibles, enthousiastes, profondément investis, ils donnent immédiatement le sentiment d’être à leur place, portés par une énergie communicative. Des acteurs faits pour ce métier, dont la sincérité et la spontanéité laissent présager de très beaux parcours.


Autre rencontre marquante, celle de Kriss Laffitte, révélé notamment dans L’or bleu. Un acteur prometteur, dont la présence confirme que cette nouvelle génération d’interprètes apporte un souffle neuf au paysage audiovisuel.

Et puis, il y a ceux dont le talent est déjà reconnu, mais qui surprennent par leur simplicité.
Richard Gadd, créateur et interprète principal de Half Man, fait partie de ces artistes dont l’humilité force le respect.
Malgré un succès international impressionnant, il se montre d’une grande disponibilité, proche du public et des professionnels présents. Une attitude rare, qui mérite d’être soulignée.
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Enfin, difficile de ne pas ressentir une pointe d’émotion face à un moment chargé de mémoire collective : la présence de Judith Light, venue laisser ses empreintes sur le Pink Carpet pour le Walk of Fame de Cannes.
Un instant suspendu qui, pour beaucoup, a ravivé des souvenirs précieux et, pour ma part, m’a donné une irrésistible envie de revoir la série culte Madame est servie.

Ces rencontres, si différentes les unes des autres, racontent à leur manière ce qu’est vraiment un festival : un lieu de croisements, d’émotions et d’histoires humaines.
Half Man, une claque esthétique et sociale
Au cœur de cette édition, une œuvre s’impose immédiatement comme un moment fort : la projection du premier épisode de Half Man.
Dès les premières minutes, le ton est donné.
La réalisation frappe par son esthétique travaillée, presque hypnotique, mêlant une forme de beauté visuelle à une brutalité assumée. Une écriture à la fois élégante et dérangeante, qui ne cherche jamais à adoucir la réalité.
Ce qui marque profondément, c’est la manière dont la série ose regarder en face des problématiques sociales souvent mises à distance : les milieux sociaux défavorisés, le rejet, le harcèlement, la violence quotidienne, les fractures invisibles qui traversent certaines existences.
La plume de Richard Gadd est reconnaissable entre mille.
Frontale, lucide, parfois inconfortable, mais toujours profondément humaine.
Son interprétation du personnage de Ruben impose immédiatement une présence magnétique.
Le charisme est là, palpable, presque physique. On sent dès ce premier épisode que le personnage portera une tension dramatique forte tout au long de la série.
À ses côtés, Jamie Bell, dans le rôle de Niall, installe lui aussi une intensité remarquable, laissant entrevoir une relation complexe et chargée d’émotions.
Dans ce premier épisode, les versions plus jeunes des acteurs — incarnées par Mitchell Robertson et Stuart Campbell — suggèrent déjà une construction narrative solide, qui promet de révéler progressivement toute la profondeur des personnages.
On entre dans un univers qui dérange, qui bouscule, mais qui fait aussi réfléchir.
Et c’est sans doute là que réside la force de Half Man :
une œuvre qui ose être belle, violente, dérangeante… et profondément nécessaire.
Une révolution en marche
Le cinéma, les séries et les médias vivent aujourd’hui une véritable révolution.
Chacun cherche désormais à trouver sa place dans un paysage en constante transformation. Les formats évoluent, les usages changent, les publics aussi. Dans ce nouvel écosystème, journalistes, créateurs, influenceurs et producteurs avancent parfois sur des terrains différents, mais poursuivent au fond un objectif commun : raconter le monde et capter l’attention.
Nous avons besoin de regards.
Nous avons besoin de personnes capables d’avoir une vision.
Dans tous les univers créatifs — qu’il s’agisse du cinéma, des séries ou même de la mode, de la cuisine — certains suivent les tendances, tandis que d’autres les anticipent. Mais une chose demeure essentielle : maintenir une vision artistique et éditoriale forte. C’est cette vision qui donne du sens aux images, qui transforme une simple tendance en véritable récit.
Aujourd’hui, le monde de la presse écrite ne peut plus ignorer les nouveaux formats. Il doit apprendre à coexister avec eux, à dialoguer avec ces nouveaux acteurs de l’image. La présence de créateurs de contenus comme Toscane et Lucas, invités à participer à CANNESERIES, en est une illustration évidente : les frontières entre médias traditionnels et nouveaux médias s’effacent peu à peu.
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Mais cette évolution pose aussi une question essentielle : celle du temps.
Autrefois, les journalistes disposaient de davantage de recul pour analyser, comprendre et remettre les faits en perspective. Aujourd’hui, l’information circule à une vitesse vertigineuse. Les réactions sont immédiates, souvent émotionnelles, parfois instinctives. Tout semble aller plus vite, parfois trop vite.
Écrire un article de fond demande pourtant autre chose :
du temps, des connaissances, de la recherche, de l’expérience, et surtout une volonté d’aller au-delà de la première impression.
Comme le soulignait récemment Meryl Streep lors d’un entretien avec Laurent Delahousse, nous entrons dans une époque où la crédibilité devient un enjeu majeur. Une époque où il devient parfois difficile de distinguer le vrai du faux, où les images peuvent être recréées, transformées, manipulées.
Face à cette réalité, le rôle du journalisme n’a jamais été aussi essentiel.
Sans s’opposer aux réseaux sociaux, ils complètent leur instantanéité par une réflexion plus profonde. Les formats courts capturent l’instant. Les articles, eux, construisent la mémoire.
Et dans ce paysage en mutation, des événements comme CANNESERIES prennent tout leur sens. Derrière le glamour et les projecteurs, il existe une organisation remarquable, portée par une équipe passionnée qui jongle en permanence entre artistes, producteurs et journalistes pour rendre chaque moment fluide et accessible.
Il faut saluer ici le travail remarquable des équipes de CANNESERIES, dont l’engagement constant permet à ce festival d’exister avec une telle précision et une telle élégance. Leur capacité à coordonner des univers multiples, talents, médias et public, contribue largement à faire de cet événement un rendez-vous incontournable.
Une histoire qui continue… jusqu’au bouquet final

Et pendant que le festival poursuit son rythme intense, une chose devient évidente :
six jours déjà que Cannes vit au rythme des séries… et la dernière ligne droite s’annonce particulièrement mémorable.
La cérémonie de clôture approche, le suspense grandit et les jurys s’apprêtent à dévoiler le palmarès de cette Saison 9, avant la projection très attendue d’un épisode en avant-première de California Avenue, en présence de Bill Nighy, Tom Burke et du créateur Hugo Blick.
Dernière journée, dernières projections… mais certainement pas les dernières émotions.
Car si cette édition touche bientôt à sa fin, l’aventure, elle, continue.
Good morning CANNESERIES ! Place au sixième et dernier jour!
Dans notre prochain article, nous vous partagerons nos coups de cœur, nos moments marquants et notre immersion au cœur de la cérémonie de clôture.
Le rideau s’apprête à tomber sur cette Saison 9… mais la magie de CANNESERIES, elle, ne s’éteint jamais vraiment.
Sophie Denis
Médium, Fondatrice et Rédactrice en chef
Le Journal des Bonnes Nouvelles

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Sources: JDBN – CANNESERIES – Instagram – Youtube – Crédits visuels: Sophie Denis – Sabrina Poirot – CANNESERIES

















