Alertée par le commissariat du Blanc-Mesnil (93), la Fondation 30 Millions d’Amis est intervenue pour libérer 4 chiens de sécurité enfermés sur un balcon et battus. Ils sont désormais hors de danger !

Tout est parti d’un signalement. Dans un témoignage reçu par le commissariat du Blanc-Mesnil (93), un riverain fait état de chiens détenus sur un balcon et battus à coup de lattes en bois dans des hurlements de douleur. Les policiers sont intervenus rapidement dans cet immeuble de la commune pour les secourir (24/07/2018). Sur place, ils ont trouvé 2 malinois enfermés dans des caisses de transport et 2 autres à l’attache avec des muselières.

Des chiens traumatisés

La Fondation 30 Millions d’Amis a tout organisé pour accueillir en urgence Darko, Falco, Welcome et Orna. Placés dans une pension en attendant de rejoindre prochainement le refuge 30 Millions d’Amis de la Tuilerie (77), les 4 malinois (une femelle et 3 mâles) sont visiblement très traumatisés par leurs mauvaises conditions de vie : « l’un des chiens n’arrête pas de tourner en rond compulsivement et s’automutile », témoigne Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes à la Fondation 30 Millions d’Amis.

Leur état de santé n’est pas bon : ils sont maigres, ont des traces de blessures probablement dues au port prolongé des muselières… L’un des mâles a également un kyste à l’épaule.

Plainte déposée

La Fondation 30 Millions d’Amis a déposé plainte pour « acte de cruauté ». L’enquête se poursuit pour retrouver les différents propriétaires des animaux, identifiés aux noms de plusieurs personnes.

Chiens de sécurité, une maltraitance régulière

Malheureusement, la Fondation est régulièrement sollicitée pour porter secours à des chiens de sécurité maltraités. Depuis le début de l’année 2018, une trentaine de chiens de vigiles ont ainsi été recueillis par la Fondation 30 Millions d’Amis. Parqués dans des cages de transport ou dans des coffres de voiture, ils sont nombreux à vivre dans de très mauvaises conditions et à être utilisés pour le travail de leurs maîtres.

La Fondation déplore une législation insuffisante pour protéger ces animaux et faire condamner leurs bourreaux.

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