Pendant longtemps, certaines races d’animaux ont été sélectionnées pour paraître “mignonnes” — museaux très écrasés, pattes courtes, crânes disproportionnés… Derrière ces traits attendrissants se cachent parfois des souffrances quotidiennes : difficultés respiratoires, malformations, douleurs chroniques, maladies oculaires, problèmes de mobilité.
En Allemagne, cette pratique porte un nom explicite : le Qualzucht, littéralement “élevage de souffrance”.
Et aujourd’hui, le pays franchit un pas décisif pour y mettre fin.
Une interdiction ancienne… mais jamais réellement appliquée
Peu de gens le savent, mais l’Allemagne interdit déjà ce type d’élevage depuis plus de 25 ans. Cette interdiction figure dans l’article 11b de la loi allemande sur la protection animale (le Tierschutzgesetz). Le souci, c’est que le texte restait trop flou : il condamnait le principe, mais sans critères assez précis pour permettre aux autorités de sanctionner réellement les standards de race qui font souffrir les animaux.
Résultat : malgré l’interdiction, des chiens comme les bouledogues ou les carlins hyper-typés, certains chats brachycéphales, mais aussi des animaux d’élevage sélectionnés pour des performances extrêmes, ont continué à être produits et vendus.

2024–2025 : une réforme qui change tout
Depuis 2024, le gouvernement fédéral et le Bundestag travaillent sur une réforme destinée à rendre cette interdiction opérante.
L’objectif : définir précisément les critères qui permettent de classer un animal comme issu d’un “élevage de torture”.
Parmi les mesures annoncées :
- une liste claire de symptômes médicaux (troubles respiratoires, anomalies squelettiques, douleurs chroniques, maladies oculaires, etc.) ;
- l’interdiction d’exposer, de promouvoir ou de vendre des animaux présentant ces caractéristiques ;
- l’extension aux animaux d’élevage sélectionnés pour des performances extrêmes ;
- des sanctions renforcées et de vrais outils de contrôle confiés aux Länder.
Pour la première fois, l’Allemagne se dote d’un dispositif précis, concret et réellement applicable.
Des millions d’animaux potentiellement protégés
Cette réforme pourrait protéger :
- des chiens et chats élevés pour des traits extrêmes qui compromettent leur santé ;
- des animaux de ferme sélectionnés pour produire trop vite ou trop lourd ;
- toutes les espèces dont la génétique a été poussée au détriment du bien-être.
Un changement majeur dans une Europe où l’élevage intensif et les sélections génétiques extrêmes restent encore trop répandus.
Une décision qui pourrait inspirer toute l’Europe
Au niveau européen, des révisions majeures concernant le bien-être des animaux de compagnie sont déjà à l’étude.
Si l’Allemagne parvient à appliquer efficacement cette réforme, elle pourrait devenir un modèle pour les autres pays.
Ce geste envoie un message clair :
La beauté ne doit jamais coûter la santé.
On peut aimer un animal pour sa personnalité, son énergie, sa joie — et non pour des traits qui le font souffrir.
La bonne nouvelle du JDBN
Cette réforme contribue à changer notre regard sur les animaux.
Elle nous invite à sortir des standards esthétiques artificiels pour revenir à l’essentiel :
le respect du vivant.
Un animal heureux, qui respire bien, qui bouge librement et qui ne souffre pas d’un corps façonné contre la nature…
C’est ça, la vraie beauté.
Sources: JDBN – Journal des Bonnes Nouvelles – Bundestag – discussions 2024–2025 sur la réforme du Tierschutzgesetz – Deutscher Tierschutzbund – dossiers sur le Qualzucht – FOUR PAWS International – documents sur l’élevage extrême – Articles de presse spécialisés sur la protection animale en Allemagne – Crédits photos : Depositphotos
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