Le festival s’est achevé le 29 avril.
Et pourtant, rien n’est fini.
Avec la révélation de son palmarès, la Saison 9 de CANNESERIES ouvre une autre phase, plus discrète mais essentielle : celle où les séries quittent Cannes pour aller à la rencontre du public.
Car dans l’économie actuelle de l’audiovisuel, un prix ne vient pas conclure un parcours.
Il le transforme.
Un palmarès qui confirme une tendance de fond
Année après année, CANNESERIES s’impose comme un lieu de repérage stratégique pour les professionnels comme pour les spectateurs.
La sélection 2026, et surtout les œuvres primées, confirment une évolution claire : les séries ne cherchent plus seulement à divertir, elles s’attachent à explorer des zones de tension contemporaines, sociales, intimes, politiques, avec une exigence narrative de plus en plus affirmée.
Le palmarès de cette édition en est une démonstration cohérente.
Des œuvres qui s’imposent par leur singularité
La série Alice and Steve, récompensée comme meilleure série, s’inscrit dans une ligne éditoriale assumée : celle d’une écriture qui observe les relations humaines sans concession, entre ironie et déséquilibre émotionnel.
Dans un registre plus tendu, Guts, saluée pour son interprétation, explore la pression psychologique et les mécanismes de dépassement, dans une approche presque clinique de la performance.
Avec I Always Sometimes, distinguée pour son scénario, le festival met en avant une narration plus fragile, centrée sur la maternité et les choix contraints, portée par une écriture directe, sans effets.
Summer of 1985 s’impose quant à elle par son identité sonore et visuelle, confirmant l’importance croissante de la musique dans la construction des univers sériels.
Dans un format plus court, Boho témoigne d’une volonté de capter des trajectoires contemporaines, ancrées dans des réalités sociales précises, sans perdre en accessibilité.
Enfin, des propositions plus atypiques comme Sheep, primée par les étudiants, ou The Deal with Iran, distinguée dans la catégorie documentaire, rappellent que le festival continue d’ouvrir son spectre à des écritures moins formatées, mais tout aussi nécessaires.
Des distinctions qui prolongent concrètement les parcours
Au-delà des prix principaux, certaines récompenses jouent un rôle déterminant dans la diffusion des œuvres.
Le Prix du Public attribué à Empathie confirme la capacité d’une série à s’inscrire dans un lien direct avec son audience.
Le Prix des Voyageurs Air France, décerné à Plaine Orientale, illustre une autre dimension : celle d’une circulation internationale, au-delà des circuits classiques de diffusion.
Ces distinctions ne sont pas symboliques.
Elles participent concrètement à la trajectoire des séries.
Une reconnaissance des talents et des engagements
La cérémonie a également mis en lumière des figures dont le travail dépasse le cadre strict de la fiction.
La distinction de Jisoo par le Madame Figaro Rising Star Award souligne l’émergence de profils artistiques capables de franchir les frontières culturelles.
Le Prix de l’Engagement remis à Richard Gadd rappelle, quant à lui, la place croissante des récits personnels et engagés dans le paysage sériel contemporain.
Un festival qui structure désormais le secteur
En moins d’une décennie, CANNESERIES a franchi un cap.
Le festival ne se contente plus de présenter des œuvres.
Il participe à leur mise en circulation, à leur visibilité, et à leur reconnaissance dans un environnement concurrentiel.
Pour les créateurs, les producteurs et les diffuseurs, être sélectionné — et a fortiori primé — à Cannes devient un marqueur fort.
Pour le public, c’est un repère.
Une transition et une projection vers l’avenir
Cette édition 2026 s’inscrit également dans un moment charnière pour l’organisation du festival.
La directrice générale Laetitia Recayte a annoncé une évolution de ses fonctions, ouvrant une nouvelle phase dans la structuration de CANNESERIES.
Une transition qui s’inscrit dans une continuité, mais qui marque aussi une volonté d’inscrire durablement le festival dans le paysage international.
Le prochain rendez-vous est d’ores et déjà fixé :
La Saison 10 de CANNESERIES se tiendra du 11 au 16 février 2027 à Cannes.
Une édition anniversaire qui devrait confirmer la place désormais acquise du festival.
Une dynamique qui dépasse le temps du festival
Ce que révèle ce palmarès dépasse finalement la simple liste des lauréats.
Il dessine une cartographie des récits qui comptent aujourd’hui — et de ceux qui continueront à circuler, à toucher, à faire réfléchir dans les mois à venir.
Car une fois les projecteurs éteints, une autre visibilité commence.
Plus silencieuse, mais souvent plus durable.
Au Journal des Bonnes Nouvelles, notre ADN ne se limite pas à mettre en lumière ce qui va bien dans le monde.
Il consiste aussi à célébrer l’art sous toutes ses formes, parce qu’il demeure, plus que jamais, l’un des derniers remparts contre la morosité.
Il faut également saluer le travail remarquable de toute l’équipe de CANNESERIES, dont l’engagement et la disponibilité ont permis à Sabrina et à moi-même de vivre le festival au plus près et d’en savourer pleinement l’effervescence.
Très belles séries à toutes et à tous.
Et déjà, les regards se tournent vers la Croisette : le Festival de Cannes s’annonce grandiose.
Sophie Denis
Médium, Fondatrice & Rédactrice en chef
Le Journal des Bonnes Nouvelles
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Sources: JDBN – CANNESERIES – Crédits visuels: CANNESERIES – JDBN – Instagram – Youtube

















