Pour les vacances, Benoît Schumann lance une série de produits, pour une nature plus belle… que poubelle.

“Sauvez une sirène, achetez un sac !” Le slogan inscrit dans la langue de Shakespeare sur un sac de plage, ou de courses, coule de source en ce mois de juillet. À Valras, Sérignan, Portiragnes, Vendres ou ailleurs, la nouvelle idée de Benoît Schumann, fondateur de Project rescue Ocean, colle à l’actualité des plages, mais pas seulement. En effet, depuis le 1er juillet, les sacs en plastique fin sont interdits à la vente aux caisses des commerces, petits et grands.

L’alternative en coton 100 % bio, portée par le sapeur-pompier écolo-citoyen, surfe donc sur la réglementation pour “apporter des solutions concrètes aux problèmes environnementaux.” À savoir l’ingestion, souvent mortelle, de ces sacs par la faune marine : tortues, dauphins, poisson-lune et donc… les sirènes. Elle permettra également de maintenir à flot une association peu soutenue par les collectivités locales en dépit des nombreuses actions qu’elle mène en faveur de la défense de la nature.

Plus de sacs plastiques…

Validée depuis le 1er juillet, la loi interdit les sacs plastiques fins. Ils seront remplacés par des sacs personnels, des sacs papiers, des cabas… En 2017, les sacs en plastique ne pourront plus être distribués dans les rayons fruits et légumes, boucherie… La loi devrait également concerner les emballages en plastique non biodégradables et non compostables utilisés pour l’envoi de la presse et de la publicité.

Sacs et cendriers de plage

Pour rester dans l’écolo-pratique de circonstance, Project rescue Ocean (*) s’est également associé avec le site cendrier-de-poche.com afin de créer un produit à l’attention des fumeurs éco-responsables. Pour 2€, l’objet, orné d’un logo tribal, participe à la propreté des plages (que certain, étrangement, confondent encore avec des cendriers !), mais aussi à la protection de la nature. Car un mégot, qui bien souvent finit sa longue vie dans la Grand Bleue, pollue environ 500 litres d’eau avec les nombreuses substances toxiques qu’il contient.

Après le nettoyage des plages, la sensibilisation des enfants dans les écoles, les sacs et cendriers de plage pour sauver les sirènes sont donc les dernières trouvailles de Benoît Schumann. Un éco-défenseur qui a décidément plus d’un tour dans son sac.

(*) On peut contacter Benoît Schumann au 0623688748, par mail : [email protected] ou sur la page Facebook de Project rescue Ocean, via message personnel. 10 € le sac. Cendrier : 2 €.

source: JÉRÔME MOUILLOT – http://www.midilibre.fr/ – crédit photo: capture