Marquée par la mort de ses deux enfants, une Australienne s’est donnée une dernière chance d’être heureuse. La naissance de sa fille lui a apporté bien plus que ce qu’elle attendait.

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Le trio coule des jours heureux dans une ferme du sud de l’Australie. (photo: DR)

La vie d’Aminah Hart, 42 ans, a été marquée par deux épreuves douloureuses. Son premier fils, Marlon, meurt à l’âge de 4 mois. En 2010, Louis, son second enfant né d’une autre union, succombe alors qu’il n’a que 14 mois. Les deux bambins souffraient d’un trouble génétique rare qui ne leur a laissé aucune chance. 

 

Meurtrie par ces drames, l’Australienne ne renonce pas et décide d’avoir un autre bébé. Craignant d’être à nouveau confrontée à la maladie qui a emporté ses deux premiers enfants, Aminah réfléchit longuement avant de prendre la décision de se tourner vers le don de sperme. «J’ai tout pris en compte: mon âge, mon statut social et le fait que je portais en moi un grave désordre génétique… J’étais consciente des perspectives que j’avais», raconte la quadragénaire au «Daily Mail»

 

Quelque temps plus tard, Aminah reçoit un courrier de la clinique contenant des informations sur trois donneurs anonymes. L’un d’eux deviendrait le père biologique de son enfant. Le choix de l’Australienne se porte instinctivement sur Scott, un individu se décrivant comme «heureux et facile à vivre», et qui est déjà le père biologique de quatre enfants en bonne santé. 

 

Une grand-mère curieuse

Aminah, qui a grandi sans connaître son papa, n’est pas opposée à ce que son donneur fasse la connaissance de son enfant. «Scott disait sur son profil qu’il était heureux de rencontrer tous les petits qu’il concevait», raconte-t-elle. Leila vient au monde le 14 août 2012. Elle est en pleine forme et sa maman est soulagée. Le temps passe et la curiosité d’Helen, la mère d’Aminah, devient intenable. Amusée par le contraste entre la blondeur de sa petite-fille et le teint mat de sa fille, la grand-maman de Leila cherche à savoir qui est le mystérieux père biologique de la petite. 

 

Après avoir mené sa petite enquête avec l’aide de la clinique, Helen parvient à mettre la main sur Scott. D’abord hésitante, Aminah se met à échanger des e-mails avec le père de Leila. Elle lui envoie des photos, lui raconte leur vie. Un an après la naissance de la fillette, ses parents décident de se rencontrer chez Scott, près de Philipp Island (sud). 

 

«Mes garçons sont toujours mes garçons»

Aminah se sent mal à l’aise de se retrouver face à un inconnu et de lui présenter celle qui est sa fille biologique. Mais le feeling est immédiat et la journée se passe très bien. Scott demande alors à la maman de Leila s’ils peuvent se voir plus régulièrement. Peu à peu, leur relation amicale prend une autre dimension. A Noël, ils s’avouent leurs sentiments. 

 

Devant les craintes de son nouveau compagnon, l’Australienne lui assure que même si leur amour devait ne pas durer, elle ne lui enlèverait pas sa fille même s’il n’a aucun droit sur l’enfant. Dix mois après le début de leur romance, le trio coule des jours heureux dans la ferme de Scott. Enfin comblée, Aminah n’oublie cependant pas ses deux premiers enfants: «Mes garçons sont toujours mes garçons. Ils ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui et m’ont rendue meilleure», confie-t-elle. 

(joc)

source: http://www.20min.ch