1/ Faire le tri dans ses mails pour aider la planète

Vous pensiez vos mails plus propres que des lettres envoyées par la poste ? Que nenni. En réalité, vos données numériques, quelles qu’elles soient, sont stockées dans ce qu’on appelle des “data centers”, soit des hangars géants et sécurisés, refroidis H24 pour éviter les surchauffes. Ce qui bien évidemment consomme beaucoup d’énergie et soulève le problème de la pollution numérique… En effet, si on ne les supprime pas, tous ces mails reçus ou envoyés, et de manière générale ces centaines voire milliers de données que nous éparpillons sur différents sites, ont une durée de vie illimitée. Pour vous donner une idée, 30 mails supprimés par jour permettent d’économiser la consommation électrique d’une ampoule pendant 24h, avance la startup Newmanity, spécialisée dans la réduction de l’impact énergétique des données dormantes. Sur la base de données Insee et Arobase, elle relève que 10 Go de stockage pendant un an consomme 321 KwH, soit l’énergie consommée par 13 ordinateurs écran plat en veille pendant un ans, ou encore par 8 cafetières fonctionnant 10 minutes par jour…
Alors en 2017, prenez quelques minutes chaque jour pour trier vos mails et supprimer ceux devenus obsolètes ou superflus ! En n’oubliant pas de vider la corbeille pour terminer, cela va de soi. La planète vous remerciera de ce geste pas très compliqué !

 

2/ Mieux protéger ses données et maîtriser leur confidentialité

Et ça commence par un bon antivirus pour éviter l’installation de logiciels malveillants. Un bon firewall (pare-feu) vous évitera quant à lui des intrusions via votre connexion internet.
Lors de la création d’un compte sur un site, n’en dites jamais trop : limitez-vous aux champs obligatoires et ça sera déjà bien !
Sur les réseaux sociaux, prenez quelques instants pour réfléchir à ce que vous souhaitez montrer, et à qui. D’autant que sur Facebook, par exemple, l’usage des cercles de confidentialité permet de limiter la diffusion de vos publications en fonction des listes que vous aurez créées au préalable (amis proches, connaissances, collègues, famille et autres listes personnalisables). Au passage, nouvelle année oblige, peut-être serait-il temps de faire le tri dans votre liste d’amis…
Sur Instagram, sachez que vous pouvez aussi définir si vos photos sont visibles uniquement par vos abonnés ou par tout le monde, qu’ils vous suivent ou pas.
Enfin, pour savoir à quel point le monde peut en savoir sur vous, de temps en temps, tapez votre propre nom sur Google pour voir ce qu’il en ressort… et pouvoir ensuite limiter les informations que vous ne voulez pas voir affichées au monde entier, comme votre date de naissance ou votre ville de résidence !
Après ça, un petit tour sur https://www.deseat.me/, une application qui permet de lister tous les sites où vous possédez un compte, pour peu que vous soyez enregistrés avec une adresse Gmail. A vous de faire le tri et de vous désinscrire des sites que vous ne fréquentez plus pour limiter vos traces sur le web !

 

3/ Sécuriser une bonne fois pour toutes ses mots de passe

Oui, ses mots de passe et non pas son mot de passe, car pour plus de sécurité, il est vivement déconseillé d’adopter le même mot de passe pour tous les comptes que vous vous créez, sur les sites marchands, réseaux sociaux ou autres.
Oserons-nous vous rappeler que les mots de passe utilisant votre date de naissance, votre code postal ou autre donnée évidente et connue de tous sont à bannir ? A cela, préférez par exemple une phrase sans queue ni tête que vous aurez inventée, et agrémentée de chiffres, pour le rendre encore plus difficile à pirater.
Mais bon, plus c’est compliqué, plus c’est difficile à mémoriser, nous direz-vous. Pas de panique, des services permettent de collecter vos mots de passe et de les stocker en sécurité, comme https://1password.com/ ou https://www.enpass.io/. Il faudra quand même retenir le mot de passe pour vous y connecter…
Enfin, il est conseillé de changer régulièrement votre sésame.

 

4/ Arrêter de croire tout ce qui circule sur les réseaux sociaux

On évoque beaucoup le sujet depuis l’élection de Donald Trump, qui aurait reçu un coup de pouce des fausses informations qui ont circulé sur Facebook durant la campagne présidentielle. Et l’enjeu est de taille : selon Ipsos, qui a mené une étude sur la perception des “fake news” sur Facebook, dans 75% des cas les internautes sont incapables de repérer une fausse information dans leur fil d’actualité. Ce qui n’est pas toujours la faute de l’internaute, puisque les réseaux sociaux aident quand même à donner une forte visibilité à ces contenus douteux en ne les différenciant pas des contenus dont la véracité est confirmée. Un problème quand on sait qu’un quart des internautes interrogés utilisent les réseaux sociaux comme moyen d’accès à l’information…  Longuement pointés du doigt, les géants du web tels que Facebook et Google ont récemment pris des mesures pour limiter la diffusion de ces “hoax” (canulars) et autres infos fausses. Alors que Google promet de faire attention au référencement des pages aidant à la désinformation, pour privilégier les sites vérifiés, Facebook lui compte sur les utilisateurs pour signaler des contenus comme “fake”. Ces contenus deviendront impossible à sponsoriser pour éviter les diffusions virales.
En attendant, petit rappel pour bien démêler le vrai du faux lorsqu’on tombe sur une information sur un réseau social : faire appel à Google (eh oui) pour rechercher si d’autres sites évoquent ces faits, et de quelle manière, pour discerner si l’info a été manipulée pour provoquer une opinion biaisée. Evidemment, il convient de vérifier la légitimité du média qui publie (un journal avec une vraie responsabilité éditoriale est plus fiable qu’un blog tenu par un anonyme…).

 

5/ Déconnecter (de temps en temps)

Parce qu’il ne faut pas oublier que la vie existe même en dehors d’internet, même si cet outil est devenu incontournable dans notre quotidien. Alors de temps en temps en 2017, n’oubliez pas non plus d’éteindre les écrans et de partir en promenade loin de toute l’agitation du 2.0 !
D’autant que, concernant les obligations professionnelles, ça y est, depuis ce 1er janvier, le droit à la déconnexion dans le cadre de la loi Travail est entré en vigueur. Finis les mails et appels professionnels durant les heures de repos et les congés, pour le bien-être du salarié et son équilibre. Du temps libéré de vos mails tardifs, qu’on espère vous voir passer ailleurs que sur les réseaux sociaux ou sur YouTube, surtout s’il fait beau dehors !  

 

Source: http://actus.clicanoo.re/ – crédit photo: capture