Sciences et Avenir nous informe…Disparu depuis près de 10 ans d’un parc national Thaïlandais à cause de la pollution et de la sécheresse, le lotus sacré est réapparu en 2017.

Les lotus sacrés (Nelumbo nucifera) avaient disparu du parc national de Khao San Roi Yot (Thaïlande) depuis des années à cause de la sécheresse et de la pollution. C’est donc contre toute attente que ces plantes aquatiques utilisées comme offrandes par les bouddhistes ont fleuri en 2017. « Cela faisait près de dix ans que nous n’avions pas eu de lotus dans cette zone !« , s’enthousiasme Rungroj Aswakultarin, directeur du parc national situé dans le sud du pays, à trois heures de la capitale Bangkok. Désormais, un tapis de lotus roses recouvre une partie d’un lac, prisé des touristes étrangers comme thaïlandais.

Crédit : Roberto SCHMIDT / AFP

Une espèce strictement protégée dans le parc national de Sam Roi Yot

Nommé bualang en thaï, le lotus sacré est une espèce commune en Asie du Sud-Est, que l’on peut facilement observer dans les campagnes. Contrairement aux espèces de lotus dont les fleurs restent à la surface de l’eau, ses fleurs pointent vers le ciel. Si dans les autres régions il est permis de les cueillir, celles qui poussent au parc national de Sam Roi Yot sont encore trop rares et donc protégées. Elles ne peuvent être observées par les touristes que depuis des plate-formes en bois construites au-dessus du lac. 

Crédit : Roberto SCHMIDT / AFP

Une floraison totalement spontanée 

Mais les responsables du parc mettent en garde : « Les touristes qui veulent venir voir les lotus sacrés ne devraient pas venir. Le processus de réintroduction est encore en cours« , insiste Rungroj Aswakultarin. Car étrangement, les graines semées à proximité des pontons de promenade n’ont pas encore germées. Les lotus qui ont fleuri sont apparus dans d’autres zones de façon spontanée. « Avec de l’eau et un environnement favorable, les lotus peuvent pousser d’eux-mêmes, nous n’aurons pas à les planter« , espère Rungroj Aswakultarin.

Crédit : Roberto SCHMIDT / AFP