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Le Canada, « le pays à un milliard de dollars »

Les Canadiens ne sont pas les seuls à vanter les mérites du Grand Nord blanc. En 2017, la publication hollywoodienne Variety a qualifié le Canada de « pays à un milliard de dollars », citant l’accès à des équipes de grande qualité, des installations de production à la fine pointe et une diversité de sites variant de vastes étendues de nature sauvage à de dynamiques centres urbains.
 
Il y a aussi le huard. Un réalisateur américain a fait le calcul et fait valoir que, sur un budget de 5 millions de dollars, une différence d’un cent réduit ses coûts de 50.000 $. « Ça peut sembler insignifiant, mais ce sont des ressources qui peuvent être ajoutées pour présenter quelque chose d’encore meilleur à l’écran. »
 
Entre nos magnifiques paysages et notre avantage concurrentiel sur le plan de la devise, le nombre de productions réalisées au nord de la frontière est impressionnant et augmente… Dans le cadre d’une étude annuelle réalisée par FilmLA, on rapportait que 20 des longs métrages ayant remporté le plus de succès au box-office américain avaient été filmés au Canada en 2017, en hausse de 13 par rapport à 2016.

Travailler localement et de vendre mondialement: un défi de taille

Le segment des longs métrages canadiens bénéficie également des services de diffusion en continu, qui offrent la possibilité de présenter des histoires d’ici à la planète entière et de rejoindre des auditoires dans les régions rurales du pays.Pendant un panel du TIFF intitulé « How Canadian producers are making it work » (ce que font les réalisateurs canadiens pour que ça fonctionne), la scénariste, réalisatrice et directrice Darlene Naponse, dont le plus récent long métrage – Falls Around Her – a été présenté en première au TIFF, a partagé son expérience personnelle de la valeur de Netflix et d’autres plateformes de diffusion en continu sur demande pour les communautés autochtones dans les régions non urbaines. « Ces communautés sont situées à des heures de route des salles de cinéma les plus proches et captent un nombre limité de postes de télé diffusés. Les services de diffusion en continu leur donnent donc accès à des films qu’ils ne pourraient pas voir autrement. Ces services leur permettent également de se voir entre elles. » La réalisatrice Jennifer Shin a fait valoir les autres avantages qu’elle perçoit depuis l’arrivée de services comme Netflix. « Le modèle a été perturbé et à la fois les acheteurs et les distributeurs sont devenus plus conservateurs. Cela mène à une concurrence accrue et force les artistes à repousser leurs limites. »

crédit photo: pixabay