Conserver des regrets ou de la rancune pour une situation passée, c’est avancer avec des boulets aux pieds. Pour s’en libérer, le mieux est de remercier pour ces expériences, même douloureuses, car elles nous ont permis d’apprendre et d’être qui nous sommes aujourd’hui.

Ainsi, si une relation amicale, professionnelle ou amoureuse se termine, tu peux écrire une lettre pour remercier cette personne ou pour cette situation que tu as rencontrée, afin de mieux te préparer pour la nouvelle relation qui t’attend. Tu peux garder cette lettre pour toi-même ou la brûler pour l’envoyer dans l’énergie.

Chaque fin d’année nous donne l’opportunité de faire le bilan de notre année et de remercier pour tout ce que nous avons reçu, et nous permet aussi de préciser nos demandes pour l’année à venir. C’est là tout le sens des fêtes de fin d’année.

Dans plusieurs pays, on célèbre le « Thanksgiving » ou l’Action de grâce, dont le but est de célébrer les récoltes et de rendre grâce pour les bénédictions reçues pendant l’année.

La fête de Noël tire son origine des anciennes civilisations, qui célébraient le solstice d’hiver en invoquant les divinités associées à la fertilité et à la lumière. C’était une façon de remercier la vie et l’abondance des moissons. Chez les Romains, à l’époque où Jésus vécut, on célébrait Saturne, dieu des semailles et du temps, qui était représenté avec une faucille et un sablier. À cette occa- sion, une grande fête (les Saturnales) se déroulait pour célébrer le solstice d’hiver, soit du 17 au 24 décembre. C’était une période de réjouissances durant lesquelles les barrières sociales étaient abolies. On organisait des repas somptueux, on échangeait des cadeaux, on offrait des figurines aux enfants, on plaçait des plantes vertes dans les maisons, du houx, du gui ou du lierre. On mangeait, buvait, jouait, dansait… parfois jusqu’à l’excès.

 

 

Ce temps des fêtes était placé sous le signe de Janus, divinité à deux visages, l’un représentant le passé et l’autre le futur. C’est d’ailleurs l’origine du mois de janvier ou « mois de Janus ».

Le 25 décembre, lui, était le jour de « natalis invictis solis » (jour de naissance du soleil invaincu). Le mot « noël » lui-même vient du latin « dies natalis Domine » (jour de naissance du Seigneur) qui a donné « natale » en latin et en italien, « navidad » en espagnol… Tout laisse à penser que Jésus serait plutôt né au printemps, compte tenu qu’il est dit dans l’Évangile que les bergers avaient passé la nuit dans les champs : il est peu probable que ce soit en hiver. Au iiie siècle, alors que commence à s’édifier l’Église, les chrétiens se heurtent aux coutumes romaines (culte de Mithra et Saturnales). Pour détourner les fidèles des cultes païens, l’Église décida d’une manière très astu- cieuse de célébrer la naissance de Jésus, le 6 janvier d’abord, puis le 25 décembre, jour du Sol Invictus. Ce n’est toutefois qu’au viiie siècle que Noël devint une fête officielle.

Depuis mon retour d’Inde, et par la suite à chaque 31 décembre ou dans les premiers jours de l’année, mois de Janus, je fais le bilan de ce que j’ai vécu au cours de l’année écoulée, en remerciant pour tous les merveilleux moments que j’ai vécus. Je remercie pour les bons repas que j’ai consommés, les voyages que j’ai faits, les nouveaux amis que j’ai rencontrés, les cadeaux et les opportunités qui m’ont été offerts, mais aussi pour les leçons que j’ai pu intégrer, pour l’amour que j’ai partagé et pour l’abondance dont j’ai pu profiter…

Puis je regarde les demandes que j’avais écrites l’année précédente, et je coche et remercie pour toutes celles qui se sont réalisées. Je dois reconnaître qu’en général plus de 80 % de mes demandes se réalisent.

Alors, je note les nouvelles. Cela me procure un sentiment d’ac- complissement qui grandit d’année en année.

La plénitude totale arrive lorsque l’on ne désire plus rien et que l’on remercie pour tout. Nous ne pouvons pas apprécier le moment

présent, là où réside cette plénitude, lorsque l’on regrette ce que l’on avait hier et que l’on s’inquiète pour demain.

Quand on a bien compris à quel point un cœur reconnaissant attire l’abondance,
on ne craint plus de manquer de quoi que ce soit.

Je vis dans la gratitude – CLAUDIA RAINVILLE

Extrait de: J’OUVRE LA PORTE À L’ABONDANCE – CLAUDIA RAINVILLE

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