Son cours était l’un des plus suivis dans la prestigieuse université américaine. Pendant plusieurs années, Tal Ben-Shahar a enseigné le bonheur à Harvard, avant de retourner vivre à Tel Aviv en Israël. Découvrez son quatrième livre de psychologie positive « Choisir sa vie : 101 expériences pour saisir sa chance » (éditions Belfond). Lors d’une master class organisée par le magazine « Psychologies », il a livré ses cinq secrets pour être heureux.

 

Aborder la vie de manière positive

Voir le verre à moitié vide ou à moitié plein… Tout est une question de perspective pour Tal Ben-Shahar. « Est-ce que je préfère me concentrer sur les qualités ou les défauts de mon compagnon ? Ruminer sur mes échecs ou penser aux défis que j’ai relevés par le passé ? », interroge le professeur.

 

L’idée ? Comment voir son quotidien sous un jour plus favorable ? « Les gens qui savent exprimer leur gratitude sont plus heureux et plus optimistes. Chaque soir avant de vous coucher, vous pouvez écrire ou énumérer dans votre tête les trois éléments qui ont illuminé votre journée. Par exemple, un dîner en famille, un bon film ou une rencontre. En faisant cet exercice régulièrement, reconnaître ces sources de bonheur va devenir un automatisme », poursuit-il.

 

Apprendre à se connaître

Difficile parfois d’identifier ce qui fait obstacle à notre bonheur. Dans une société où les sollicitations sont constantes, il est indispensable de trouver des moments pour se recentrer, loin des injonctions de la société et du regard des autres. En somme, éviter d’être en pilotage automatique. « Nous avons deux personnalités, une publique et une privée. Comme nous sommes dans un monde hyperconnecté, la première prend souvent le pas sur la seconde », explique Tal Ben-Shahar.

 

L’idée ? « Chaque fois que je suis submergé par les émotions, c’est le signe que je dois prendre soin de moi, faire une pause. Certains auront besoin de dix minutes par jour qu’ils utiliseront pour méditer ou tenir un journal, d’autres de deux semaines de vacances. Leur esprit pourra ainsi se mettre en mode privé et faire son introspection. »

 

Miser sur l’exercice physique

Un esprit sain dans un corps sain. Comme la devise l’indique, bouger est à la fois bénéfique pour la santé physique et psychologique. Faire du sport permet de libérer de la sérotonine et de la dopamine, deux neurotransmetteurs qui influent sur l’humeur.

L’idée ? Se bouger évidemment ! « L’idéal, c’est de faire 30 minutes d’activité physique trois fois par semaine. C’est aussi efficace que le plus puissant des psychotropes. Qu’il pleuve ou qu’il vente, je n’oublie jamais de faire du sport, nager ou danser », révèle le professeur de bonheur.

 

Se fixer des objectifs  

Obtenir une promotion, passer plus de temps avec nos amis, rencontrer l’amour… Nous avons tous, en fonction de notre histoire et de nos valeurs, des pans de notre vie que nous voulons changer.Il est temps de passer à l’action !

 

L’idée ? Obtenir un changement durable n’est pas une mince affaire. « Les êtres humains ont un degré d’autodiscipline très bas. Ce n’est pas un muscle qu’on peut développer », confie Tal Ben-Shahar. D’où l’importance de mettre en place des rituels, des comportements « très précis » et exécutés à heure fixe qui deviendront au fil du temps des automatismes. Par exemple, aller dîner une fois par semaine avec son conjoint en laissant les enfants avec une baby-sitter pour entretenir la flamme. Pour garder son objectif à l’esprit, le professeur noue « un simple bout de ficelle à son poignet » qui fait office de pense-bête « pendant une semaine ou un mois ». Autre idée, se créer une alerte sur son Smartphone ou son ordinateur.

 

Ne pas avoir peur de l’échec

On l’oublie souvent, mais les gens qui ont rencontré le succès sont parfois ceux qui ont essuyé le plus de revers. Si l’aversion pour le changement est naturelle, sortir de sa zone de confort ne peut que booster votre bien-être et votre estime personnelle.

 

L’idée ? Oser et persister. « Chaque tentative de changement a une influence sur notre cerveau et permet de former un nouveau chemin neuronal. Souvent, les personnes qui font un régime pour la première fois finissent par craquer. En moyenne, ce n’est qu’à la cinquième tentative qu’ils arrivent à perdre du poids durablement », affirme-t-il. Bref, halte au perfectionnisme !

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« Choisir sa vie : 101 expériences pour saisir sa chance » de Tal Ben-Shahar aux éditions Belfond

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source: elle.fr – crédit photo: capture