Vous savez parfaitement cuire une courge spaghetti, choisir un avocat mûr à point et vous faire des œufs mollets comme personne… En gros, vous en avez sous l’chapeau, en cuisine. Mais, mais, mais, il se pourrait bien que quelques ficelles vous échappent encore… voici les neuf boulettes que l’on fait tous sans s’en rendre compte et comment y remédier.

      1. Mettre tous les fruits et légumes dans le bac à légumes du frigo.

L’intention est bonne : on se dit que nos fruits et légumes vont se conserver mieux et plus longtemps. La plupart des frigos ont deux compartiments  et il vaut mieux utiliser l’un pour les fruits et l’autre pour les légumes.

En effet, certains fruits tels les pommes ou les bananes produisent de l’éthylène, un gaz naturel qui accélère le processus de maturation des légumes qu’il entoure et qui les fait donc s’abîmer plus rapidement. Selon Kantha Shelke, docteur et fondatrice de Corvus Blue, une entreprise spécialisée dans les sciences alimentaires, il faut toujours laisser les tomates et les fruits à noyaux comme les pêches, les prunes, les nectarines à l’air libre. Le froid a tendance à dénaturer leur chair.

Autre astuce : évitez de surcharger les bacs. Les courgettes et le raisin, par exemple,ont la peau fragile et s’abîmeront facilement si on les stocke trop à l’étroit. La plupart des légumes ont besoin d’une bonne aération pour se conserver plus longtemps.

      1. Conserver des aliments chauds dans des récipients en plastique.

Mettre rapidement ses restes dans des récipients au frigo permet d’éviter la prolifération de bactéries nocives à la santé qui peuvent conduire à des intoxications alimentaires, disent les experts en santé alimentaire. C’est en plus la solution idéale pour éviter de servir une deuxième fois ! Mais la plupart des récipients alimentaires en plastique contiennent des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A ou le bisphénol S responsables de nombreux cas d’infertilité, d’obésité et même dans certains cas de cancers. Quand on met son reste fumant de spaghetti ou ses légumes sautés dans un récipient en plastique, la chaleur des aliments permet aux produits chimiques contenus dans le plastique de se répandre dans la nourriture qu’il contient. Une étude a ainsi mis en évidence un taux de bisphénol A 55 fois supérieur dans de la nourriture qui avait été placée chaude que dans celle à température ambiante.

L’astuce ? Selon la recommandation du Programme National de Toxicologie américain(NPT), il vaut mieux investir dans des boîtes en verre ou en céramique qui ne contiennent pas de bisphénols. Ou bien attendre que la nourriture soit à température ambiante avant de la mettre dans le récipient en plastique.

      1. Utiliser ses fonds de pots d’épices ou de condiments avant d’en acheter de nouveaux.

Les herbes et les épices sont assez onéreux et gâcher, c’est pas beau, on nous l’a tous appris, non ? Mais il faut savoir qu’au bout d’un an ou deux, la plupart des herbes et épices perdent complètement toute saveur. On peut toujours les consommer sans problème cependant, précise Rachel Begun, diéticienne et chef reconnu. Mais les épices sans le goût des épices, c’est un peu nul comme concept, non ?

A moins de faire une vraie fixette sur le curry ou le curcuma, on peut avoir un peu de mal à vider le pot dans les délais. « Pour plus de goût, privilégiez les petits contenants » recommande Begun. Si possible, achetez vos épices en vrac et prenez juste la dose nécessaire. Si votre supermarché ne propose pas les épices en vrac, achetez la plus petite dose possible. Gardez le pot bien fermé hermétiquement, à l’abri de la chaleur et de la lumière.

      1. Ouvrir la porte du four pour vérifier la cuisson.

Personne n’a envie de brûler son plat de lasagnes ou son cake à la banane, soit. Mais ouvrir la porte du four à tout bout de champ n’est pas du tout une bonne idée. Nate Appel, chef sur HelloFresh nous le rappelle : « Quand on ouvre la porte du four, la température chute et c’est préjudiciable pour la suite de la cuisson, qui sera inégale. Et le temps de cuisson sera faussé. »

Il vaut mieux regarder une seule fois, à mi-cuisson . Vu que la plupart des fours ne cuisent pas de façon homogène, on en profite pour donner au plat un quart de tour ou on retourne son poulet ! Si vous avez vraiment du mal à résister, utilisez la lumière du four !

      1. Placer des aliments au-dessus du frigo.

En voilà une bonne idée pour ceux qui manquent de place, non ? Bah non, vraiment. Votre frigo dégage de la chaleur et tout ce que vous stockez au-dessus va s’abîmer beaucoup plus vite. Le pain et les viennoiseries ne vont pas aimer du tout… Chaleur, humidité et lumière, tout ce que la moisissure adore ! Il vaut bien mieux les conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur dans un sachet fermé hermétiquement au frigo, par exemple. Le vin pourrait vite tourner au vinaigre, lui aussi… Une température comprise entre 11 et 14°C lui est idéale. Au delà, il va vieillir prématurément et devenir imbuvable. Il est difficile de donner une estimation précise de date de péremption pour le vin stocké dans ces conditions car ils sont tous différents mais si sa couleur tire sur le marron ou le jaune, si le bouchon sort légèrement et s’il dégage un parfum de vinaigre, de raisins secs ou carrément de papier mouillé… c’est foutu, les amis !

      1. Badigeonner ses plats de spray cuisson anti adhésif

A première vue, ça paraît la solution idéale pour ne pas se retrouver avec des muffins scotchés aux moules : c’est rapide, facile à utiliser et on garde les mains propres ! Mais la plupart de ces aérosols ne sont juste d’innocents bidons d’huile végétale avec du gaz propulseur… Ils contiennent du polydimeythlpolysiloxane, un agent moussant polymère que l’on retrouve aussi dans le Silly Putty… Et si votre aérosol est parfumé au beurre, alors il contient du diacetyl dont on a mis le rôle en évidence dans de nombreux cas de maladies pulmonaires…

La solution ? On se débarrasse du spray et on badigeonne ses moules avec une fine couche de beurre doux, d’huile de coco ou d’huile de colza. On réserve l’huile d’olive pour les recettes salées.

      1. Faire rôtir ses légumes à très haute température.

On croit bien souvent que pour réussir ses légumes rôtis -choux de Bruxelles, chou fleur, panais-, qu’ils soient croquants et caramélisés à point, il faut que le four soit super chaud.

Et non ! Trop chaud, vous risquez de vous retrouver avec des légumes carbonisés à l’extérieur et à moitié crus à l’intérieur ! Selon Appel, il n’existe pas LA bonne température mais on peut dire que la plupart des légumes cuisent très bien à 200°. Le temps de cuisson dépendra de la taille et de l’épaisseur de vos légumes. Evitez également de surcharger votre plaque de cuisson, c’est la clef d’un belle caramélisation !

      1. Mettre les couteaux au lave-vaisselle.

Vous vous demandez pourquoi votre super couteau tranchant comme un rasoir peine ces temps-ci à couper la peau d’un pauvre oignon ? Le coupable pourrait bien être votre lave-vaisselle… Certains lave-vaisselle utilisent une eau sous haute pression qui abîme prématurément les lames des couteaux. Gare aussi aux micro billes contenues dans les produits que l’on utilise qui peuvent s’avérer trop abrasives.

Vous les garderez plus tranchants plus longtemps si vous les lavez sous le robinet, tout comme les lames de ciseaux, les lames du hachoir, etc. Utilisez de l’eau chaude, du savon et une éponge pas trop abrasive. Essuyez-les tout de suite et rangez-les. Les laisser traîner dans l’égouttoir, c’est multiplier les risques de se couper et d’abîmer la lame.

9. Laver les fruits et les légumes dès que l’on rentre du supermarché.

Cela part encore d’une bonne intention : on est prêt à les cuisiner ou à en grignoter un » en loucedé » ! Mais vous pouvez aussi bien ne jamais avoir le temps de les préparer avant qu’ils s’abîment. Les laver puis les ranger au frigo va accélérer le processus de pourriture.

Alors, on fait quoi ? On attend tout simplement d’être prêt à les cuisiner pour les laver ! Une exception : les champignons. Ils sont poreux et ont tendance à se transformer en éponge une fois passés sous l’eau. On se contente de les essuyer avec un papier absorbant humide pour enlever le plus gros des salissures.

 

Traduit de l’anglais par Geraldine Guillier en exclusivité pour le Journal des Bonnes Nouvelles. (https://greatist.com)

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Géraldine exerce la profession de professeur d’anglais depuis seize ans.

C’est une couverture car en réalité, elle est passionnée de mots, français et anglais.

Elle en lit, en écrit, en traduit et passe une grande partie de son temps à essayer de

les faire swinguer à l’aide de son stylo.

Elle devrait être depuis longtemps interdite de brocante et de vide greniers comme

Elle aime avoir les mains dans l’essence de térébenthine, les gravures de mode des

années 20, les cheveux de son fils ou les poils de sa chienne et de son chat.

MA CONTRIBUTION AU JDBN

Je suis très fière d’apporter par la traduction un coup de main au JDBN, qui a

le courage de nous montrer l’existence par le versant ensoleillé.

C’est une belle et élégante démarche.

« Ce n’est pas parce que la vie n’est pas élégante qu’il faut se conduire comme elle».

Source: JDBN – crédit photo: pixabay